Les Délices de Tokyo (An) : Critique

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Présenté en Clôture du Kinotayo, découvrez notre critique du très beau prochain film de la réalisatrice Naomi Kawase.

SYNOPSIS

“Tokue, une femme de 70 ans, va tenter de convaincre Sentaro, le vendeur de dorayakis, de l’embaucher. Tokue a le secret d’une pâte exquise et la petite échoppe devient un endroit incontournable…”
(Source : Kinotayo)

LE FILM

Réalisatrice : Naomi Kawase
Scénario : Naomi Kawase
Basé sur le livre de Durian Sukegawa
Photographie : Shigeki Akiyama
Casting : Kirin Kiki, Masatoshi Nagase, Kyara Uchida

Sortie française : 27 Janvier 2016

CRITIQUE

Les Délices de Tokyo sonnait la fin du Kinotayo pour nous puisque le film, après avoir été montré en Ouverture du Certain Regard au Festival de Cannes cette année, était le film de Clôture du Festival. Après l’excellent choix d’ouverture, Le Garçon et la Bête, nous étions plus que curieux de découvrir le film de la réalisatrice de Still the Water et productrice de A Midsummer’s Fantasia.

Ce film nous a profondément touché, nous faisant basculer entre rires et larmes. Et l’époustouflante performance de Kirin Kiki nous a scotché. L’histoire paraît banale au premier abord, mais le travail sur les personnages fait de Les Délices de Tokyo un délicieux régal à consommer d’urgence (désolé, ce sera le seul jeu de mot dans cette chronique).

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Comme souvent avec les films de Naomi Kawase, la réalisatrice crée une petite bulle dans son film et tente un maximum de nous immerger dans son univers. Une petite bulle que certaines personnes réfuteront, mais qui dans notre cas a totalement marché. Nous avons été transportés pendant 2h dans le quotidien de Sentaro et Tokue, vendeurs de Doriyakis, dans leurs peines, leurs douleurs, leurs moments de joie, leurs discussions, bref, leurs vies.

Sentaro est une vendeur de Doriyakis (c’est un petit sandwich japonais sucré composé de deux pancakes remplis de pâte de haricots rouges). Un vendeur qui n’a jamais été passionné par la cuisine et qui avec l’arrivée de Tokue, va se rendre compte du bonheur qu’amène le travail gratifiant de faire sa propre pâte “an” (haricots rouges). Ce bonheur se remarque à travers quelques scènes toutes simples, mais qui font la différence au niveau du quotidien de Sentaro.

La rencontre avec Tokue va redonner le sourire à Sentaro. Jouée par Kirin Kiki, le personnage de Tokue est tout simplement irrésistible. Il suffit de quelques scènes pour tomber sous le charme de cette personne bienveillante, douce, maternelle, prête à tout pour aider les autres, à redonner le sourire. La grand-mère parfaite en somme !

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L’intrigue amènera son lot de petites surprises et traita en priorité la relation entre Tokue et Sentaro, une femme n’ayant jamais pu avoir d’enfants et un homme qui a perdu trop vite sa mère. Nous avons adoré la manière dont Naomi Kawase, à travers la culture japonaise, réussi à présenter cela dans sa mise en scène et fait preuve d’un naturalisme et d’un spiritisme clair et émouvant.

Nous ne pensions vraiment pas que Les Délices de Tokyo allait autant nous toucher. Nous sommes sortis de la salle sans voix, encore baignés de l’atmosphère du film. Nous pensions encore à tous les moments que nous avions vécus avec Sentaro et Tokue. Les Délices de Tokyo est une grande réussite, un sublime morceau de cinéma à découvrir d’urgence.

BANDE-ANNONCE

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