Kabukichô Love Hotel : Critique

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SYNOPSIS

“Le temps d’une journée, l’hôtel devient le théâtre des rêves et des désirs de cinq couples qui s’y croisent, à la recherche d’une vie meilleure.”
(Source : Kinotayo)

LE FILM

Réalisateur : Ryuichi HIROKI
Scénario : Haruhiko Arai et Futoshi Nakano
Photographie : Atushiro Nabeshima
Casting : Shota Sometani, Atsuko Maeda, Lee Eun-woo, …

Sortie française inconnue

CRITIQUE

Kabukichô Love Hotel est le premier film du réalisateur Ryuichi HIROKI que nous avons pu découvrir à l’occasion du Festival Kinotayo. Celui-ci est né en 1954 et possède une sacré carrière derrière lui. Le temps de réaliser une soixantaine de long métrages dont certains comme Vibrator (2003) l’ont fait connaître à un plus grand nombre.

Malgré une longueur pesante, Kabukichô Love Hotel s’avère néanmoins être un drame social japonais assez intéressant et puissant par moments puisqu’à travers le prisme de cinq couples et donc plusieurs personnes, le film réussi à bien naviguer entre sérieux et humour et à s’immiscer dans la vie des protagonistes.

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Après l’introduction de chaque couple, le récit commence enfin à prendre forme. On commence à avoir une petite idée de ce qui va relier ces différentes histoires, ce qu’il va se passer pour ces couples sans pour autant tout savoir d’avance. Dès le départ, le film se concentre bien plus sur Toru (joué par le très convaincant Shota Sometani vu dans Real) qui est manager d’un love-hotel à Tokyo.

Comme son titre le suggère, la majeure partie du film se déroule dans un love-hotel. Qui dit love-hotel dit sexe, pourtant, Ryuichi HIROKI fait le choix de ne pas surjouer ce côté sexuel et préfère ainsi s’intéresser aux secrets de nos personnages. Et le love-hotel est l’endroit parfait pour ceci. Un lieu calme, intime, où l’on peut se livrer à quelqu’un, que ce soit charnellement ou psychologiquement.

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Ainsi, le love-hotel devient un personnage en lui-même, une sorte de catalyseur pour nos personnages. Livrés à eux-mêmes dans cet endroit ambiancé (ambiances différentes selon les chambres), les personnages ont le temps de réfléchir sur eux-mêmes, sur l’avenir, sur leur relation, sur les mensonges, …

La chronique sociale est intéressante puisqu’on peut y croiser : un manager voulant devenir standardiste dans un Palace, une Coréenne voulant ouvrir son magasin, une employée se cachant de la Loi, une chanteuse en quête de gloire, une adolescente perdue, … Bref, beaucoup de personnes de beaucoup de milieux, ce qui permet à chacun de s’y retrouver.

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Qui dit film choral dit souvent qu’on se retrouve ou qu’on s’identifie plus à certains personnages. Et Kabukichô Love Hotel ne déroge pas. Malheureusement, après une heure de film, il y a certaines personnes qu’on aimerait plus voir que d’autres. Mais cela fait partie du jeu. Le deuxième défaut est que le film voulant montrer un pan de vie de nos protagonistes, on ne ressent pas réellement un fil narratif clair. Cela donne l’impression d’un film sans fin, un effet qui se ressent beaucoup dans la dernière demi-heure.

Malgré cela, il faut avouer que nous avons bien aimé Kabukichô Love Hotel. La chronique sociale montrée est plus qu’intéressante et pertinente en 2015 et la galerie de personnages présentée est attachante.

BANDE-ANNONCE

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