Fires on the Plain (2014) : Critique

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On pensait que c’était fini après Haman, qu’on ne verrait que des films supers ! Mais il faut avouer que Fires on the Plain présenté au Kinotayo a été une énorme déception !

SYNOPSIS

“A la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’armée impériale japonaise aux Philippines est en déroute face à la résistance locale et aux troupes américaines. Les quelques soldats restants errent, luttant pour leur survie, dans un univers sans ami, sans ennemi, sans Dieu…”
(Source : Kinotayo)

LE FILM

Réalisateur : Shinya Tsukamoto
Scénario : Shinya Tsukamoto
D’après le livre “Nobi” de Shohei Ooka
Photographie : Satoshi Hayashi et Shinya Tsukamoto
Montage : Shinya Tsukamoto
Casting : Shinya Tsukamoto, Lily Franky, Tatsuya Nakamura

Sortie française inconnue

CRITIQUE

Projet assez personnel pour Shinya Tsukamoto, puisque le réalisateur de The Iron Man (1989), Tokyo Fist (1995) et Bullet Ballet (1998), nous a expliqué, lors de sa venue au Festival Kinotayo que cela faisait plus de deux décennies qu’il tentait de produire et réaliser ce film.

Sans vouloir être trop méchant, nous aurions pu attendre deux décennies de plus sans problème pour découvrir le film. Il faut avouer que nous avons eu beaucoup de mal à rentrer dans le film dû à sa pauvreté visuelle.

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Sûrement tourné avec très peu de budget (il semblerait que ce soit une marque de fabrique de Shinya Tsukamoto), on ressent très vite la pauvreté visuelle et technique du film. Non pas que le film manque de réussite du côté de la mise en scène, mais le côté “tourner avec le caméscope du voisin” nous a beaucoup dérangé, surtout sur un film d’époque sur la Guerre du Pacifique.

Donc oui, nous nous sommes beaucoup ennuyés devant Fires on the Plain. Heureusement, le film avec sa courte durée (1h23) n’a pas été un supplice puisque Shinya Tsukamoto réussi quand même à délivrer son histoire d’une manière intéressante par plusieurs aspects.

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Le réalisateur réussi à assez bien montré l’horreur de la guerre avec un budget minime. Cela passe par des scènes de tension où le montage, la caméra et le son s’amplifient et deviennent de plus en plus vifs, créant ainsi une atmosphère de malaise soudain. Il réussi aussi à très bien retranscrire à l’écran la détresse du personnage qu’il incarne, errant dans la jungle, à la recherche d’une humanité perdue.

On suit ainsi ce soldat dans des paysages troublants, sans repères spatiales où des soldats sans buts se retrouvent laissés pour compte et doivent apprendre à survivre au dépend des autres. Le film ira tout doucement vers le film de cannibalisme par la fin, mais ça restera soft. On notera par contre une scène d’assaut plutôt bien réussie puisqu’assez gore et qui permet de montrer la dureté de la guerre et jusqu’où les hommes sont prêts à aller pour survivre.

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Mais ça n’aura pas suffit à Fires on the Plain. N’ayant pas réussi à accrocher à l’ambiance, impossible pour nous de rentrer dans le film. Est-ce qu’avec un budget plus important, le film aurait réussi à nous transporter ? Impossible de répondre, le film réussi sûrement à en convaincre certains, mais pas nous.

BANDE-ANNONCE

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