100 Yen Love (Hyakuen no koi) : Critique

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Découvrez notre critique du film 100 Yen Love, sélectionné par le Japon pour concourir à la course aux Oscars en 2015.

SYNOPSIS

“A 32 ans, Ichiko vit toujours chez ses parents. Après une dispute avec sa sœur, elle quitte le domicile familial et se trouve un emploi de nuit dans un «100 yen shop» (supérette low cost).”
(Source : Kinotayo)

LE FILM

Réalisateur : Masaharu TAKE
Scénario : Shin Adachi
Casting : Sakura Ando, Hirofumi Arai, Miyoko Inagawa, …

Sortie française inconnue

CRITIQUE

Lorsque Masaharu Take, réalisateur de Eden (2012), Mongolian Baseball (2013) et Unsung Hero (2014) est venu nous présenté le film lors de son passage à Paris au Kinotayo, il nous a expliqué que ce film avait réchauffé le coeur du Japon pendant un hiver froid et qu’il espérait que ça serait pareil ici.

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Eh bien, je ne sais pas comment on se réchauffe le coeur au Japon (pas encore), mais en tout cas, ici, en France, ça n’a pas vraiment été le cas. Mais attention, cela ne veut pas dire que le film est mauvais, loin de là. 100 Yen Love possède de nombreuses qualités : ses dialogues, ses situations, son actrice principale. Mais le fond du sujet et la manière dont c’est abordé n’a pas de quoi nous faire sourire.

100 Yen Love aborde sûrement une situation qu’on a tous déjà vu dans un film : un jeune homme ou jeune femme qui est un peu un(e) looseur(se) et décide via une activité spéciale de reprendre sa vie en main. Eh bien, le film, c’est un peu ça, mais pas que.

Une grosse partie du film se concentre sur la vie d’Ichiko avant qu’elle ne “décide” de se lancer dans la boxe. Oui, il y a des guillemets car elle ne décide pas à proprement parlé de se lancer dans le sport, mais s’y retrouve par le hasard des choses. Donc Ichiko est quelqu’un qui ne veut jamais aider personne, qui se renferme sur elle-même, qui ne fait jamais copain-copain, qui se bat avec sa soeur, etc.

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Bref, au premier abord, une personne pas très sympathique du tout. Mais l’incroyable performance de Sakuro Ando fait toute la différence. Elle réussi à délivrer la justesse nécessaire à son rôle, a faire passer un grand registre d’émotions à son égard, mais surtout à transformer son personnage radicalement que ce soit physiquement mais aussi au niveau de la psychologie avec un naturel sans précédent.

La vie de Ichiko n’est pas facile et on s’en rend compte au bout d’une heure. Entre violence sexuelle, abandon par son “petit ami”, son petit boulot sans intérêt, Ichiko réussi vraiment à nous déprimer puisque le film ne lésine pas pour nous montrer qu’elle en souffre. Puis à travers la boxe, elle va trouver le courage de se lever et de foutre un bon gros coup de poing dans la vie ! La remontée de la pente est toute douce et se fait graduellement ce qui évite de faire plonger le film dans le mélodrame trop classique.

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Ainsi, la dernière séquence, le combat de boxe fait référence à Ichiko qui se bat contre la vie, contre cette vie qui l’a maltraitée physiquement et émotionnellement, elle veut à tout prix lui montrer qu’elle est devenue forte. Ce combat représente ainsi tout le film. L’issu de ce combat ? Il faudra regarder le film pour le savoir.

100 Yen Love est triste. Pourtant, à travers l’affection que l’on porte à Ichiko, le film réussi à nous faire sourire et même rire de nombreuses fois. Chronique sociale intéressante, le film nous a convaincu ! Et nous ne sommes pas les seuls puisqu’il a été choisi pour représenter le Japon aux Oscars.

BANDE-ANNONCE

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