Steve Jobs (2015) : Critique

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Découvrez notre critique du dernier film de Danny Boyle, écrit par le talentueux Aaron Sorkin  avec Michael Fassbender dans le rôle du co-fondateur Apple Steve Jobs en salles en février 2016.

SYNOPSIS

“Situé dans les coulisses de trois lancements de produits emblématiques et se terminant en 1998 avec le dévoilement de l’iMac, Steve Jobs nous entraîne dans les coulisses de la révolution numérique pour peindre un portrait intime de l’homme brillant à son épicentre.”
(Source : Allociné)

LE FILM

Réalisateur : Danny Boyle
Scénario : Aaron Sorkin
D’après Steve Jobs de Walter Isaacson
Casting : Michael Fassbender, Kate Winslet, Seth Rogen, Jeff Daniels

Sortie française le 3 Février 2016

CRITIQUE

Ce projet de biopic a eu de la chance d’être fait puisqu’un studio a lâché le projet avant d’être repris par Universal qui a réussi à embaucher le célèbre réalisateur britannique Danny Boyle (Transpotting, 28 Days Later, Slumdog Millionaire) pour mettre en scène un pan de la vie du patron de Apple sur un script du vénéré Aaron Sorkin (The West Wing).

Steve Jobs

Par définition, cet avis est biaisé puisqu’idolatrant Aaron Sorkin, nous étions sûrs à 99,99% d’adorer le film. Donc cela risque de vous étonner, mais nous avons adoré le film. Un opéra en trois mouvements sur l’homme derrière l’entreprise à succès. Une chronique humaine déchirante sur dialogues déjantés.

Aaron Sorkin livre ici un de ses meilleurs scripts, un de ses plus intimistes qui tentent à travers le prisme de lancement de produits d’Apple de s’intéresser à deux facettes de l’homme : lui-même et ses relations avec les autres. Aaron Sorkin, en 2h, réussi à transformer un biopic sur Steve Jobs en film sur la relation père-fille avec un naturel déroutant. Comme d’habitude, ça fuse pendant toute la durée du film, aucun moment de repos, de répits, mais c’est ce qu’on apprécie chez l’auteur.

Steve Jobs

C’est donc à partir de ce script que se crée la mise en scène. Aaron Sorkin ne laisse que très peu de place pour l’expérimentation visuelle, mais Danny Boyle réussi à signer un très bon film avec des caractéristiques à la Sorkin (walk & talk), mais aussi à sa propre manière (plans générales en diagonales). Et on notera surtout l’utilisation de 3 procédés filmiques différents en fonction de l’époque, ce qui apporte un cachet historique intéressant.

Une deuxième chose est sûre, c’est que Michael Fassbender crève l’écran. Le comédien délivre une excellente performance et réussi à le faire évoluer avec beaucoup de justesse et un naturel sans précédent. Plus le temps avance, plus son personnage “s’adoucit”, mais garde certaines de ses vieilles habitudes. Même si les personnages secondaires ne sont pas autant mis en avant, il faut noter la performance de Kate Winslets et Seth Rogen qui délivre un début de performance dramatique.

Steve Jobs

En voulant parler des produits Apple, le film réussi à nous plonger dans l’intimité du co-fondateur de l’entreprise. Il nous partage les rouages de la préparation de ces événements, mais surtout, ses frasques personnelles, sa relation avec son mentor, sa fille, ses amis proches, collaborateurs et permet de “lever le masque” sur l’homme que tout le monde (ou presque) admire.

Excellent biopic, un des meilleurs scripts de Sorkin, une performance époustouflante de Fassbender, une chronique humaine en trois actes qui ne laisse pas indifférent.

BANDE-ANNONCE

                     

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