Le Garçon et la Bête (Bakemono no ko) : Critique

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Nous avons eu la chance de découvrir le nouveau film de Mamoru Hosoda (Les Enfants loups, Ame et Yuki) lors de l’Ouverture du dernier Festival du Cinéma Japonais Contemporain (Kinotayo) à Paris.

SYNOPSIS

“Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes…C’est l’histoire d’un garçon solitaire et d’une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés.Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta.”
(Source : Gaumont)

LE FILM

Titre original : Bakemono no ko
Réalisateur : Mamoru Hosoda
Scénario : Mamoru Hosoda
Casting (voix) : Kōji Yakusho, Aoi Miyazaki, Shōta Sometani, Suzu Hirose, Yo Oizumi, Lily Franky

Sortie française : 13 Janvier 2016

CRITIQUE

Mamoru Hosoda devient au fur et à mesure des années la nouvelle coqueluche du cinéma japonais d’animation. Après l’excellent Les Enfants loups, Ame et Yuki en 2012, le réalisateur nippon revient sur le devant de la scène avec son nouveau film qui a rencontré un grand succès lors de sa sortie au Japon avec plus de 5 milliards de Yen au box-office national.

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Inutile de nier que Le Garçon Et La Bête est une réussite complète, une petite pépite de l’animation japonaise ! Une histoire envoûtante, des personnages attachants, des thèmes importants et personnels et une animation irréprochable, bref, le film est super !

Mamoru Hosoda présente au premier abord, une histoire très ancrée dans la réalité avec un jeune garçon Kyuta, dont la mère vient de mourir et qui décide de fuguer et de se débrouiller tout seul. Mais la rencontre avec la Bête Kumatetsu va tout changer. Une rencontre qui va l’amener à découvrir un nouveau monde et commencer une nouvelle vie.

Une grosse partie du film joue sur la découverte de l’autre. Comment les caractères bien trempés de Kyuta et Kumatetsu va leur permettre d’avancer et penser à l’autre. Inutile de dire qu’il est difficile de ne pas tomber sous le charme de la relation entre les deux personnages tant leurs conversations musclées nous font bien rigoler.

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Kyuta et Kumatetsu ont beau être des têtes brûlées, des gens nerveux, ils n’empêchent que l’un et l’autre vont apprendre mutuellement sur le respect, la fraternité et on pourrait presque dire l’amour. Leur relation va très vite changer pour le mieux. C’est bien le deuxième nerf narratif du film.

Puisque le premier nerf narratif du film est basé sur Kyuta et un thème cher à Mamoru Hosoda que l’on retrouve dans son précédent film, c’est bien évidemment l’absence de figure paternel. Kyuta va ainsi naviguer entre 2 figures paternelles bien différentes dans le film et se poser cette question existentielle : “Si je ne sais pas d’où je viens, qui suis-je ?” C’est cette question qui alimentera une partie du film et en partie la relation avec Ichirōhiko.

Impossible de ne pas avoir une petite pensée pour le cultissime Le Voyage de Chihiro du maître Miyazaki avec ces deux mondes, un humain et un avec des Bêtes. Outre cette séparation, le monde des Bêtes est d’une beauté visuelle exquise et la balade enchantresque de nos héros à travers ce monde ravira les plus jeunes. On retrouve aussi quelques tics de réalisation de Mamoru Hosoda avec ces séquences 3D très dynamique et immersives.

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La Bête et le Garçon est vraiment un très beau film d’animation qui plaira aux petits comme aux plus grands. Il aborde plein de thématiques adultes avec beaucoup de douceur et de naturel, le film nous surprend par son humour et la complicité entre les 2 personnages est touchante. Une réussite à découvrir en salles en Janvier 2016.

BANDE-ANNONCE

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