Chronique d’une semaine ciné #17

Cher internaute, chère internaute. Bon, tu l’as vu ou pas ?

Suite à ma 16ème chronique, une certaine personne m’a dit que Knock Knock était beaucoup plus intelligent qu’il n’y paraît. Cette certaine personne a donc remis en doute ma légitimité en tant que critique. Au final, qui suis-je pour juger une œuvre cinématographique ? Suis-je assez intelligent et culturé pour saisir tous les messages d’un film ? Son commentaire m’a fait tanguer la tête. Mot subliminal.

 

Bref. Pour commencer, je vais donc parler d’un autre film d’Eli Roth. Car oui, tant qu’à toquer à la porte, autant y entrer carrément. Puisant son inspiration dans les films d’horreur italien portant sur le cannibalisme (coucou Cannibal Holocaust), Eli réalise The Green Inferno, l’enfer vert et sens de son cinéma. Celui qui choquerait tout le monde. Celui pour lequel on aura sué sang et eau. Est-ce que tu m’entends ? Et au final, on se retrouve avec un film qui ne va pas au bout de son délire. Certes, on assiste à d’insoutenables scènes de cannibalisme, l’espace et l’ambiance filmés sont parfaitement gérés et mettent extrêmement mal à l’aise mais au-delà de tout ça, on sent que Eli se retient et ne pousse pas le gore encore plus loin. On peut retenir l’efficacité de ses scènes quand il le faut mais on sent ce blocage sur les scènes gores pour (et c’est un paradoxe) ne pas choquer. Et comme Al, la vérité se veut dérangeante mais pas de bol, celle-ci est chair.

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Deuxième épisode d’une trilogie prometteuse grâce à un premier volet efficace et intéressant, Le Labyrinthe : La Terre Brûlée reprend là où le premier s’était arrêté. Manque de chance, le film se brûle à moitié les ailes. Après être sortis du labyrinthe, Thomas et son groupe doivent survivre dans un monde apocalyptique. Je n’en dirai pas plus pour conserver toutes les péripéties que propose l’histoire. Les trop de péripéties, pour être précis. Là où le premier a su gérer parfaitement le rythme et l’enchaînement de l’histoire, le second pâtit d’un rythme versatile. Trop de choses se passent dans ce film, trop d’informations nous arrivent à la figure sans jamais pouvoir analyser les situations. Cependant, la photographie et les décors sont intéressants ainsi que les scènes d’actions qui arrivent à nous maintenir en éveil devant un film assez bancal et pour lequel la sortie de ce labyrinthe paraît problématique tant les chemins partent dans tous les sens. En espérant que, à terme, ils nous mènent bien à Rome.

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Il a fait les beaux jours de la dernière ère du XXème siècle et du tout début du XXIème siècle. On le croit disparu depuis maintenant 10 ans. Période sombre pour Mr Night Shyamalan (sombre/night lol).  Et il revient une nouvelle fois avec un found footage qui est un genre multi-exploité dans le cinéma d’horreur. Plus ou moins de qualité. Mais surtout moins. Voire très moins. Voire très plus moins. C’était un vrai défi donc de sa part de faire preuve d’originalité dans The Visit et d’apporter sa fameuse patte dans ce genre. En racontant l’histoire d’un frère et de sa sœur qui rendent visite pour la première fois à ses grands-parents, Shyamalan continue d’explorer les relations familiales dans des situations, des histoires surprenantes et inquiétantes. Verdict ? C’est très bon. Utilisant intelligemment le found footage pour en faire une réflexion méta, Shyamalan s’est saisi du concept et a rendu crédible son histoire. Il a su doser entre les scènes intimistes, humoristiques et angoissantes. On éprouve une vraie empathie pour les enfants et chacun de leur choix est justifié. Tout fonctionne dans ce film. Et c’est un signe que son sixième sens soit finalement incassable car ce phénomène de s’égarer dans son village arrive parfois dans la filmographie d’un réalisateur. Et il nous prouve qu’il peut sortir de l’eau pour regagner, après, la terre. Car c’est lui, le dernier maître de cette ère.

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Et c’est ainsi que s’achève ma chronique. Oui je vous entends rouspéter parce qu’il n’y a que trois films au lieu de quatre, que vous en voulez pour votre clic, blablabla… Mais je fais ce que je veux. C’est ma chronique. Et puis, de toute façon, n’oubliez pas que si vous êtes lâché dans un monde apocalyptique, je pourrai toujours filmer ma grand-mère en train de dévorer vos chairs. Car oui, le cinéma est un art qui se ressent, qui s’imagine et qui permet, lorsque vous êtes en colère, d’exprimer un jugement personnel.

 

T’enguirlander.

 

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Gregory

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