A Midsummer’s Fantasia : Critique

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Découvert à l’occasion de la dixième édition du Festival du Film Coréen à Paris, A Midsummer’s Fantasia est peut-être un des plus beaux films du festival et de l’année 2015.

SYNOPSIS

“Un réalisateur coréen se rend dans une petite ville rurale japonaise, en repérages pour y tourner un film. Accompagné de son assistante et interprète, il se balade, à la rencontre des habitants et de leurs histoires, qui serviront de base à son film.”
(Source : FFCP)

LE FILM

Réalisateur : JANG Kun-jae
Scénario : JANG Kun-jae
Productrice : Naomi Kawase
Photographie : Masayuki Fujii
Casting : Sae-byeok Kim, Hyeong-gook Im, Ryo Iwase

Sortie française inconnue

CRITIQUE

Je suis entré en salles sans pas vraiment savoir à quoi m’attendre à part peut-être ne pas accrocher au film. Je n’ai jamais eu autant tort. A Midsummer’s Fantasia est un des plus beaux films que j’ai pu voir cette année. Un film qui m’a profondément touché sans vraiment pouvoir savoir pourquoi ou comment.

Même après l’avoir vu il y a quelques jours, je ne pense toujours pas avoir le recul nécessaire pour en parler. C’est donc avec difficulté et émotion que je vais tenter de vous parler de ce film présenté au Festival du Film Coréen à Paris cette année.

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Abordant un récit étriqué et étrange, A Midsummer’s Fantasia présente deux récits séparés et pourtant reliés, dans la province japonaise du Gojo. Un récit personnel sur une région découverte par son réalisateur à l’occasion du film.

La première partie du film, filmé sous l’aspect d’un documentaire aborde la simple problématique visuelle de nous transmettre ce que voit le réalisateur du film lors de l’élaboration de sa visite dans la région. Des témoignages avec les locaux (des vrais !) permettent de se plonger dans cette région rurale du Japon. Une région calme, presque abandonnée qui permet à nos protagonistes d’errer dans de sublimes paysages.

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Puis vient le moment où tout est chamboulé. Comme une pluie de feux d’artifices, le film explose pour créer un nouvel objet qui s’avère être encore plus somptueux individuellement, mais aussi plus puissant de part sa relation avec la première partie. A l’image de la trilogie Before de RIchard Linklater, on suit deux personnages se rencontrer et tomber amoureux.

Beaucoup de plans séquences, des séquences simples sans fioritures et de dialogues improvisées nous font voyager dans des lieux que nous avons pu déjà voir. La deuxième partie n’est pas si facile à comprendre au départ, mais prend tout son sens au fur et à mesure que l’histoire avance grâce aux “indices” distillés dans la 1ère partie. Le récit prend ainsi plus de sens et permet de nous émouvoir.

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Le film m’a clairement touché par sa simplicité d’exécution et la difficulté de son propos. C’est définitivement un film personnel pour son réalisateur puisqu’il aborde son ressenti face à cette région, ces lieux, ces personnes et construit autour de cela une sublime histoire d’amour.

Comme je l’ai dis plus haut, je n’arrive toujours pas à mettre vraiment des mots sur ce film tellement il m’a scotché. Une chose est sûre, je suis plus qu’heureux d’avoir découvert cette pépite coréenne en salles et je vous invite si c’est possible à faire de même. A Midsummer’s Fantasia est une petit perle du cinéma qu’il faut chérir.

BANDE-ANNONCE

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