The Lobster : Notre critique

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SYNOPSIS

“Dans un futur proche… Toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l’Hôtel et a 45 jours pour trouver l’âme soeur.”
(Source : Allociné)

LE FILM

Réalisateur : Yorgos Lanthimos
Scénario : Yorgos Lanthimos et Efthimis Filippou
Directeur de la Photographie : Thimios Bakatakis
Casting : Colin Farrell, Rachel Weisz, Olivia Colman, Ariane Labed, Angeliki Papoulia, John C. Reilly, Léa Seydoux, Ben Whishaw

Sortie française : 28 octobre 2015

CRITIQUE

Après Canine et Alps qui l’ont révélés, le réalisateur grec Yorgos Lanthimos s’attaque à son premier long-métrage en anglais avec un casting international. Présenté en sélection officielle de Cannes 2015, il faut avouer que nous étions très curieux de découvrir ce film.

Malheureusement pour vous qui lisez, vous connaissez déjà peut-être l’histoire et l’univers du réalisateur. Heureusement pour moi, j’ai été voir le film sans rien connaître. Ce fut donc une surprise de découvrir ce film.

The Lobster s’avère être une comédie noire mêlée à un récit pessimiste triste, faisant un sale constat sur les habitudes sociétales d’aujourd’hui. Pour faire court, une réussite que j’ai beaucoup apprécié malgré des petits défauts.

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Arrivé dans cet univers complètement décalé se fait assez facilement. Le réalisateur choisit de ne pas tout expliquer d’un coup pour que le récit se dévoile au fur et à mesure. La première partie du film est elle centrée sur l’hôtel et le cheminement de David (joué par le somptueux et impressionnant Colin Farrell) pour s’en sortir. Une partie très légère dans le ton avec beaucoup d’humour grâce au trio Farrell-Reilly-Whishaw.

Une partie que la plupart du public appréciera énormément étant assez absurde et complètement déjanté. Mais la seconde partie du film change complètement d’atmosphère et de ton, tournant le récit vers quelque chose de beaucoup plus sombre, pessimiste, triste. David se retrouve dans un nouvel environnement avec lui aussi ses propres codes auquel il doit s’habituer et survivre. Cette partie est clairement plus longue que la première, le rythme y est beaucoup plus soutenu et avance assez lentement. Mais elle est nécessaire pour prouver le point de Yorgos Lanthimos.

Globalement, The Lobster permet de nous parler de notre société à travers son histoire. A l’hôtel, on essaie de prouver aux pensionnaires qu’être en couple est bien mieux, que seul, la vie ne vaut pas d’être vécu et qu’il vaut mieux être transformé en animal plutôt que d’être célibataire. Alors que David s’échappe, pensant retrouver sa liberté, on se rend compte que il se retrouve dans un endroit lui aussi rempli de règles qui l’empêchent de de vivre comme il l’entend. La société est pleine de tabous, d’interdits. On se rend compte que choisir entre amour et liberté n’est pas chose facile et que le plus simple est peut-être finalement d’être un animal…

Avec son très bon casting, The Lobster transforme une idée loufoque en un film arborant plusieurs facettes très intelligemment. Ce mélange de mélancolie, d’humour noir, d’amour impossible, de pessimiste et de réflexion font du film une petite pépite à voir !

BANDE-ANNONCE

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