Chronique d’une semaine ciné #16

Cher internaute, chère internaute. « Tu l’as vu ? » « Quoi donc ? Ô Grégory ? »…

 

Suite à ma chronique d’un été ciné, nombre d’entre vous ont été ravis de retrouver ma plume, de lire ma subtilité dans mes flagorneries, de constater qu’elle n’a pas été faite dans la finesse. Car oui, comme je vous l’ai dit, j’aime la rentrée. Revenons aux traditionnelles chroniques d’une semaine ciné, bientôt renommée, chronique d’un trimestre ciné. Le manque de temps me fait défaut dans le visionnage de films. Ce ne sont pas des faux mensonges et j’en suis donc désolé. Vraiment.

 

 

Bref. Pour commencer, un petit film rattrapage d’horreur avec caméra à l’épaule de cet été. Gallows. L’histoire d’un groupe d’acteurs qui vont rejouer une pièce de théâtre, 20 ans après qu’un accident ait conduit à une vraie pendaison d’un des acteurs de l’époque. Mais il vaut mieux parfois ne pas ressusciter les fantômes… (Merci Allocine). Un petit film d’horreur honnête, qui réserve de bonnes surprises. Rien de bien transcendant dans le genre mais Gallows se permet d’avoir une humble réflexion sur la condition de l’acteur. Jusqu’où doit s’arrêter l’interprétation d’un personnage ? Un film qui ne tire pas sur la corde et qui reste efficace jusqu’au bout.

 

TG-FP-025 Film Name: THE GALLOWS Copyright: © 2015 WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC. Photo Credit: Courtesy of Warner Bros. Pictures Caption: REESE MISHLER as Reese Houser in New Line Cinema's horror film "THE GALLOWS," a Warner Bros. Pictures release.

 

Continuons si vous le voulez bien et si vous ne le voulez pas bien, Laurent Voulzy va vous les briser (zyva, wesh). Intéressons-nous à l’histoire d’un médium qui est appelé pour aider le FBI à résoudre une enquête dans laquelle un autre médium tue des gens. Si vous voyez de quel film je veux parler, c’est que vous avez un don. Un réel don. Un vrai don. Celui de vous intéresser à l’actualité cinématographique. Prémonitions avec Anthony Hopkins est un thriller/policier sympatoche à suivre. Lent à démarrer mais une fois la situation mise en place, on assiste à une bonne intrigue, plutôt honnête et qui ne se perd pas dans son histoire. On se prend au jeu d’anticiper les évènements vus par Hopkins grâce à de bonnes idées de mise en scène. Toutefois, les personnages sont approfondis essentiellement pour servir l’histoire. Rien de plus. Rien de moins. Strict minimum. Et pour le croire, faut le voir.

 

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Imaginez deux charmantes filles, toutes tremblantes, qui sonnent chez vous alors que la pluie tombe dru et que leurs vêtements se collent à leur peau mouillée. Que faites-vous ? Keanu Reeves, lui, les laisse entrer. Mais ces deux filles ont autre chose en tête. Dernier film de Eli Roth (à qui l’on doit des films comme Hostel 1 et 2, Cabin Fever et bientôt The Green Inferno, à savoir principalement des films pour enfants), Knock Knock est totalement dénué de violences sanglantes et se penche vers un thriller à trois clos. Keanu – l’homme qui ne vieillit jamais – essaie tant bien que mal de rester sur la Reeves afin d’apporter de l’intérêt dans ce film faiblard de par son rythme, qui ne transcende pas le genre et dont on peut se passer. Ou alors regarder ce film avec une bonne pizza, un bon coca bien pétillant et avec, à côté de soi, Eli qui Roth.

 

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Je m’excuse de cette blague tombée dans le domaine public. Je vous propose de prendre l’air avec Everest, un film issu d’une histoire vraie dans lequel des guides amènent des alpinistes sur le toit du monde. C’était sans compter sur une tempête qui va enquiquiner nos personnages. Histoire vraie donc d’une ascension sous tension mais attention à la dégradation météorologique. Prévention. Il y a du bon dans cet Everest. Et du mauvais. La 3D magnifie les paysages à couper le souffle de ces montagnes enneigées, ainsi que les différentes profondeurs de champs dans les plans accentuant cette sensation de vide. Le film gère la tension comme il se doit. Toutefois, la lenteur du récit peut freiner cette ascension. De plus, trop de personnages sont mis à l’écran pour peu de psychologie. Au final, on ressent peu  d’empathie pour eux. On n’atteint tout de même pas un sommet d’ennui. Mais c’est dommage. Un film qui ne manque pas d’air.

 

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Ainsi s’achève ma chronique numéro 16. Je vous promets de ne pas attendre trois mois pour en écrire une nouvelle. Et si vous vous rendez compte que je n’en sors pas, venez-vous plaindre, j’aime me faire désirer. De toute façon, je le saurai grâce à mes dons de médium qui me servent à voir qu’un groupe d’étudiants-acteurs va frapper à la porte d’un inconnu pour lui demander de gravir le toit du monde. Car oui, le cinéma est un art qui se ressent, qui s’imagine et qui permet de s’émerveiller devant l’Everest. Eh ! Eve, le reste ?

 

2 semaines, à dans.

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Gregory

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