Alice in Earnestland : Critique

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Découvrez notre critique de l’étrange premier film de Gooc-jin Ahn montré à l’occasion de la dixième édition du Festival du Film Coréen à Paris.

SYNOPSIS

“Une conseillère sociale voit débarquer dans son bureau une jeune femme iconoclaste qui va la retenir prisonnière pour lui raconter son histoire.”
(Source : FFCP)

LE FILM

Réalisateur : Gooc-jin Ahn
Scénario : Gooc-jin Ahn
Photographie : Seok-jun Lee
Casting : Jung-hyun Lee, Hae-yeong Lee, Young-hwa Seo

Sortie française inconnue

CRITIQUE

Après quelques court métrages qui ont fait le tour de festivals en Asie, Gooc-jin Ahn se lance dans un premier long métrage assez étrange que nous avions envie de découvrir à l’occasion du Festival du Film Coréen à Paris.

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que Alice In EarnestLand nous a laissé perplexe. Difficile de dire si nous avons bien aimé ou non, mais le film possède un univers riche avec une vision bien particulière des choses ce qui amène une plus-value énorme dans l’histoire contée.

Le récit commence par une petite session de psy où notre protagoniste met un certain temps à apparaître devant la caméra pour nous raconter le début de son histoire digne d’un conte. Le choix de la narration est accentué par un effet de mise en scène en dirigeant la caméra d’un côté de l’action (son poing droit) avant de revenir sur le vrai choix de la protagoniste (son poing gauche).

Commence ainsi le récit tragique de Sun-Nam qui entre son mari sourd, ses trois cents milles petits boulots, ses problèmes de dettes, d’emploi n’a pas une vie facile. Un récit raconté d’une manière assez inédite et étrange. Le film fourmille de petits détails à la limite de l’irréel et de l’exagération et baigne dans un esprit qui va à la rencontre entre Tim Burton et Wes Anderson.

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Le film a toujours un pied dans le réel et un pied dans la fantaisie sans qu’on sache vraiment qui croire. Mais cela se met en relation avec la psychologie de Sun-Nam qui au fur et à mesure du film change tout doucement dans une personne complètement différente. On en est même à se demander si la folie du film n’est pas représentative de celle du personnage.

Mais le film possède un vrai sens de la mise en scène avec des plans et une esthétique soignée qui feront plaisir aux personnes aimant la symétrie, les mouvements presque robotiques, le manque de chaleur humaine dans l’histoire (ça ne donne pas envie comme ça, mais il y a des amateurs). Il aborde comme dans le film Veteran, à sa manière, les différences sociales qui existent en Corée et comment une partie de la population lutte pour survivre.

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Alice In EarnestLand n’est pas mauvais, mais nous sommes peut-être restés un peu trop hermétique à l’esthétique du film ce qui nous a empêché d’entrer pleinement dans l’histoire et de profiter du film.

BANDE-ANNONCE

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