Yakuza Apocalypse: The Great War of the Underworld – Critique

A l’occasion de l’Etrange Festival, Yakuza Apocalypse du réalisateur japonais Takashi Miike fut montré. Le résultat y est troublant

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SYNOPSIS

“Kamiura, chef yakuza respecté, est en réalité un vampire. Durant une rixe, il est battu à mort, et a juste le temps de mordre Kageyama, sa plus fidèle recrue. Ce dernier va contaminer à son tour d’autres mafieux et venger son ancien maître.”
(Source : L’Etrange Festival)

LE FILM

Réalisateur : Takashi Miike
Scénario : Yoshitaka Yamaguchi
Casting : Yayan Ruhian, Rirî Furankî, Mio Yûki

Date de sortie française inconnue

CRITIQUE

Takashi Miike, réalisateur japonais prolifique nous dévoile à l’occasion de l’Etrange Festival un de ses films bien particuliers. Le pitch en lui-même était déjà assez vendeur puisqu’il y était question de vampires Yakuza. Mais celui-ci dépasse très rapidement ce pitch initial pour partir sur une autre planète.

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Ce qui est assez étrange avec Yakuza Apocalypse, c’est qu’on est un peu face à deux films en un. Pour commencer, nous avons un drame japonais, une histoire sur les Yakuza, pourquoi protéger les citoyens, les rivalités, la revanche. Pour faire court, un petit film plutôt sympa sur une histoire de vengeance dans une société Yakuza sans pitié.

On est d’ailleurs pas mal servi au niveau de l’action que ce soit à travers des scènes d’arts martiaux, mais aussi de fusillades. Takashi Miike arrive à mettre l’accent sur ces scènes à travers l’utilisation du son en accentuant tous les coups, mais aussi les sons ambiants. Ces scènes sont généralement bien filmées et bien éditées ce que les amateurs d’actions apprécieront.

Après, c’est le drame (façon de parler) ! Takashi Miike introduit des parties d’absurdes à l’intérieur de son film. Des sortes de parties intermédiaires qui permettent au spectateur de rigoler de la stupidité de la chose : des passages de vampires qui sont assez bizarres, des écrasements de pieds philosophiques, etc.

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La première partie du film reste assez légère au niveau de ces passages, mais à partir du deuxième acte de vengeance, on commence clairement à sentir que le récit part en vrille complète. Et le moment où un homme-tortue-grenouille à bec d’oiseau arrive nonchalamment signe le début de la fin. A partir de là, Miike introduit de plus en plus de moments improbables (et plutôt drôles) qui reprennent le pas sur la narration initiale du film.

Mais ces moments insensés (une fuite d’eau dans la tête, le mad dog et son acolytique au sac tombe, une feuille à la philosophie de comptoir) sont supplantés par l’arrivée d’un homme dans un costume de grenouille étant le “terroriste le plus dangereux de la planète”. Et là, c’est fini. Plié en quatre alors que celui-ci tabasse des Yakuza, vous nous avez perdu. Mais le pire, c’est que la mise en scène est extrêmement bien réussie puisqu’on joue du fait de l’absurdité de la situation (des plans en mode marionnettes par exemple).

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Et Miike continue à se foutre de nous en nous offrant un climax encore plus improbable, encore plus “over-the-top”, une scène d’action sans action, un homme à la tête de grenouille versus un vampire Yakuza avant de finir en film de Kaiju.

Pour faire une comparaison grossière, Yakuza Apocalypse est un peu comme Mission Impossible II, une grosse partie du film est vite oubliée car supplantée par des moments hors-normes, too much et juste inoubliables. Un Oscar pour l’Homme-Grenouille !

BANDE-ANNONCE

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