Tag (2015) : Critique

Découvrez notre critique de Tag, du prolifique réalisateur japonais Sono Sion présenté à l’Etrange Festival et au Kinotayo 2015.

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SYNOPSIS

“Unique rescapée d’une attaque surnaturelle qui a décimé tout son car scolaire, Mitsuko, lycéenne qui a la faculté de voir les morts prochaines, va tenter de sauver ses camarades d’école d’un assaut de fantômes maléfiques.”
(Source : L’Etrange Festival)

LE FILM

Réalisateur : Sono Sion
Scénario : Sono Sion
Basé sur Riaru Onigokko de Yusuke Yamada
Casting : Reina Triendl, Mariko Shinoda, Erina Mano, Yuki Sakurai

Date de sortie française inconnue

CRITIQUE

Pour être tout à fait honnête, j’avais beaucoup entendu parler de ce réalisateur Sono Sion sans jamais avoir vu un de ses films. Heureusement que l’Etrange Festival est arrivé à mon secours et propose cette année Tag et Love & Peace (qui sera chroniqué plus tard) dans sa sélection. Cela m’a permis de franchir le pas.

Un pas que je suis ravi d’avoir franchi, un pas que j’aurais dû franchir plus tôt. Avec Tag, Sono Sion propose une ode à la violence, au gore, au too-much, mais un aussi un conte philosophique méta sur la condition humaine, le déterminisme et la perception de la réalité.

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Alors oui, dis comme cela, ça fait beaucoup, mais le film avec sa durée courte (85 minutes) réussit pourtant à nous troubler et à laisser une marque après son visionnage. Après une scène d’introduction mêlant gore et course poursuite face à l’invisible, face à quelques plans de poésie, Sono Sion nous chamboule directement en recadrant son propos ailleurs.

Le personnage principal Mitsuko (Reina Triendl) est perdu, elle ne comprend pas ce qu’elle fait là et doit se réadapter à la situation dans laquelle elle se trouve. A travers la quête de l’imaginaire et du monde parallèle, Sono Sion profite de l’occasion pour nous servir des morceaux gores hilarants (mention spécial au crocodile mangeur de vagins ou à la tuerie dans l’école).

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Mais on se retrouve très vite perdu au fur et à mesure que Mitsuki se “transforme” prenant l’apparence successive de Keiko et Izumi. On essaie de suivre ce qu’il se passe, pourquoi Mitsuki se transforme, pourquoi Aki se retrouve toujours là, son rôle dans l’histoire. Bref, c’est assez vite le bordel et la personne rationnelle que je suis à beaucoup de mal à expliquer ce qu’il se passe.

Mais la mise en scène et ce qu’essaie de construire Sono Sion m’empêche de sombrer dans l’ennui. Sono Sion use énormément la musique, des plans larges, des plans filmés à l’aide de drones pour dynamiser son récit et utilise énormément les codes de certains genre comme la fusillade en FPS. Il réussit dans son mashup de styles a y imposer de très jolis moments, en dehors du temps.

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Tag fut une très bonne découverte et une très bonne introduction à l’univers de Sono Sion. Un film qui sort des chantiers battus, à l’univers tarabiscoté et à l’aspect ultra pop qui réussi tout de même à nous divertir tout du long.

BANDE-ANNONCE

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