MI-5 Infiltration : Critique

Découvrez la critique de MI-5 Infiltration, le film tiré de la série, à découvrir en e-cinéma dés le 18 septembre 2015

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Démantèlement de trafic d’armes, chasses aux terroristes et autres missions de défense de la sécurité intérieure ont été au programme des dix saisons de la série anglaise MI-5 qui a rencontré un grand succès à l’international et remporté des nombreux prix télévisuels jusqu’à son arrêt en 2011.

SYNOPSIS

« Quand le dangereux terroriste Adem Qasim échappe à la garde des services secrets du MI-5 lors d’un banal transfert, le célèbre agent Harry Pearce, à la tête de l’unité antiterroriste, est accusé. Un scandale jamais vu dans l’histoire du MI-5. Alors que la suspicion grandit et que l’on recherche d’éventuelles complicités au plus haut sommet du pouvoir, l’espion déchu Will Holloway est la seule personne à pouvoir reconstituer le puzzle. La traque commence… »

(Source : Dark Star Presse)

LE FILM

Réalisateur : Bharat Nalluri
Scénario : Jonathan Brackley & Sam Vincent
Photographie : Hubert Taczanowski
Musique : Dominic Lewis
Casting : Peter Firth, Kit Harington, Jennifer Ehle, Tuppence Middleton, Elyes Gabel…

Sortie française : le 18 septembre 2015 en e-cinema

CRITIQUE 

La série demeurait regardée par un nombre plus restreint de téléspectateur sur le territoire français. Elle était caractérisée par ses morts successives souvent brutales, ses cliffhangers étonnants et son réalisme avéré. Dans cette adaptation en long-métrage qui prend la forme d’un double épisode final, on retrouve Peter Firth qui reprend son rôle de Harry Pearce, chef du MI-5 et Kit Harrington en agent qui reprend du service afin d’arrêter un dangereux terroriste.

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L’esprit télévisuel du film se fait ressentir dés les premières minutes du film. Au-delà de reconnaître certains visages familiers, et de proposer un générique très série policière à base d’oscillation de personnes sur écoutent et j’en passe, on retrouve au scénario deux des scénaristes qui officiaient pour la série, et derrière la caméra Bharat Nalluri qui avait mis en boite quelques épisodes. Bon faiseur, il a clairement été demandé à ce dernier de ne pas trop imprégner l’image de quoi que se soit de personnel, et d’offrir au film une certaine efficacité, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a su y insuffler du rythme.

Mais ce rythme provient surtout du scénario écrit à quatre mains. Les deux bonhommes s’en sont donnés à cœur joie, et les situations se font et se défont au gré des envies sans que cela n’ait de sens, afin d’offrir des rebondissements créés de toute pièce. À défaut d’être pris au sérieux, le film fait rire, surtout lorsque la mise en scène nous offre des plans éculés que l’on pensait ne plus jamais voir, entre deux combats aux poings, fusillade et courses poursuites. On ne comprendra jamais les enjeux véritables du film, il s’agit ici d’arrêter un terroriste, plutôt sympa en apparence avant son passage à l’acte, et de ne pas se faire attraper par le MI-5 qui pense que l’ancien dirigeant du service est de mèche avec le terroriste.

Dans le rôle de Will Holloway l’espion infiltré du titre français, on retrouve Kit Harington, désormais célèbre pour son rôle de Jon Snow dans la série à succès Game of Thrones, et qui a fait ses débuts au cinéma avec Silent Hill : Révélations, puis Pompéi du trublion P.W. Anderson l’année dernière. À défaut d’exposer ses qualités de comédiens, sa prestation à l’écran dans MI-5 Infiltration montre plutôt les limites de son jeux, où le comédien se contente de plisser les yeux en murmurant son texte. On espère que Xavier Dolan lui offrira un beau rôle dans son prochain film The Death and Life of John F. Donovan. Mais il n’est pas à blâmer, son personnage est insignifiant, et l’ensemble des protagonistes ne sont que trop peu écrits. Les scénaristes semblent nous dire que l’important c’est l’action.

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On pense bien entendu à la saga des Jason Bourne, mais le film souffre surtout de la comparaison avec le récent Mission Impossible, de bonne facture une nouvelle fois, qui nous avait gâté dans un registre équivalent. À l’échelle du long-métrage une sortie en e-cinema est astucieuse, et ce divertissement sans prétention saura être savouré depuis votre canapé lors d’un dimanche soir morose. Les fidèles du programme télé seront ravis de retrouver les ingrédients qui ont fait le sel de la série. Et les amateurs sauront s’amuser devant ce scénario non-sensique, mais fun, aussitôt regardé, aussitôt oublié.

BANDE ANNONCE

 

                  

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Lucas Guthmann

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