Love & Peace : Critique

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A l’occasion de l’Etrange Festival, nous avons pu découvrir un autre long-métrage de Sono Sion, son conte de Noël intitulé Love And Peace.

SYNOPSIS

“Enfant, le timide Ryoichi rêvait de devenir chanteur punk. Aujourd’hui, il est vendeur anonyme dans une multinationale et n’arrive pas à avouer sa flamme à la belle Yuko. Sa vie bascule lorsqu’il trouve une tortue abandonnée qu’il décide d’adopter.”
(Source : L’Etrange Festival)

LE FILM

Réalisation : Sono Sion
Scénario : Sono Sion
Casting : Kumiko Asô, Suidôbashi Hakase, Hiromi Hasegawa

Pas de date de sortie française

CRITIQUE

Love & Peace est le deuxième film de Sono Sion que nous avons eu la chance de découvrir grâce à l’Etrange Festival après l’excellent Tag. Dans un tout autre style, celui-ci nous a également beaucoup plu, plus de l’ordre du conte de fées, c’est un film qui peut probablement plaire aux petits comme aux grands.

Avec Love & Peace, on se retrouve vite face à une comédie/drame japonaise à l’allure de drama comme ceux qui existent déjà. Avec beaucoup d’exagération et un amour timide entre deux personnes, on pourrait croire qu’il s’agit là d’un film japonais assez banal, mais non ! Grâce à plusieurs éléments bizarres et étonnants, Sono Sion nous offre un film original, fou et qu’on adore !

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Le personnage de Ryo nous tient en haleine grâce à sa bizarrerie pendant toute l’introduction du film où on comprend bien que ce dernier est méprisé et moqué de tous. Mais le déclencheur qu’on attend évidemment tous, c’est la tortue qui devient l’animal de compagnie de Ryo. Cette petite tortue toute mignonne, appelée Pikadon, va prendre tellement de place dans le film qu’elle va le rendre assez fou, et cela surtout après sa séparation avec Ryo.

On se retrouve dans Love & Peace entre deux univers dont l’unique lien devient Pikadon. D’une part, le monde de la musique plein de gloire et de snobisme dans lequel s’aventure Ryo et d’autre part les égouts de la ville où se cachent un endroit merveilleux.

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Cela va peut-être vous paraître étrange si vous n’avez pas vu le film, mais nous avons eu une petite préférence pour les scènes dans les égouts.
Avec les égouts et ses jouets, on retrouve la magie de l’enfance, mais surtout l’absurdité de la situation fait sourire. Les effets utilisés pour faire bouger les personnages sont cheap et on s’y attend, mais plutôt que de rendre le film mauvais, c’est quelque chose qui nous fait rire plus d’une fois. Les moyens utilisés par Sono Sion sont basiques, mais ça marche ! Nous avons aussi beaucoup aimé Toshiyuki Nishida, le père des jouets, aux allures de vieillard décrépi, le mystère que cache ce personnage est probablement un des éléments que nous avons préféré.

Les scènes où l’on suit Ryo sont aussi très bien réalisées, le plus spectaculaire est sûrement la métamorphose de Ryo entre le début et la fin du film, ses mimiques, ses expressions et surtout son visage et son look change du tout au tout et pourtant cela ne choque pas, à aucun moment on se dit que ce n’est plus le même.

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Le summum arrive bien sûr avec la scène finale où Pikadon rejoint Ryo en plein concert, un moment fou et pourtant mis en scène avec tellement de subtilité en rappelant les débuts de l’amitié des deux personnages.

Vous l’aurez compris, la multitude d’idées loufoques que Sono Sion qu’a réussi à caser dans ce film font de Love & Peace un film absurde, mais qui nous touche et qui nous transporte dans le périple d’une amitié que nous aurions déjà envie de revoir.

BANDE-ANNONCE

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