Chronique d’un été ciné.

Affiche

Cher internaute, chère internaute. C’est cher, la terre, note le.

 

Comme vous voyez, je tutoie de près les meilleures blagues de la saison précédente que je recycle. Car oui, c’est la rentrée. Et j’aime la rentrée. Enfin ! Et en fin de compte, je ne me suis pas reposé. D’où ce recyclage pompeux des apostrophes de début de chronique. Le manque d’inspiration, diraient certains d’entre vous. Non. Juste un « je m’en foutisme » clairement assumé. Je me suis posé des questions pour apporter de la nouveauté dans ces chroniques. Je vous en toucherai quelques mots. Enfin toucher… Je vous en dirai. Attention, pas de profonds amalgames entre nous, cher internaute. Qu’il n’y ait pas de dur mépris. Je veux bien être intime avec vous, mais pas trop. Cependant, je suis tout de même très excité de vous retrouver. Car oui, j’aime la rentrer.

THE FANTASTIC FOUR

Bref. Pour commencer cette chronique chargée, commençons par le commencement, comme en sont Les 4 Fantastiques. Une seconde mise à jour de la célèbre équipe de super-héros après deux films assez faibles, il faut se l’avouer. Nouveau casting, nouveau réalisateur, nouveau scénariste, nouveau stagiaire à la seconde équipe de maquillage. Mais le même résultat. Voire pire. Enfin non. Enfin si. Il y a du bon dans ce film. Josh Trank filme une première heure intéressante dans le traitement de ses personnages et le lien qui les unit à travers des histoires de famille et d’amitié. On peut aisément comparer The Fantastic Four à Chronicle. Et puis catastrophe. La dernière demi-heure se contente de condenser les rebondissements et la seule scène d’action du film expédiée en 3mn58 top chrono. Tout va trop vite. Beaucoup trop vite. Trop de choses se passent sans qu’on y comprenne quoique soit. Dommage. Un gros fourre-tout fantastique.

Tournage Antigang

Il est rare, dans le paysage cinématographique français, de voir des films d’action. Dans ce paysage, on peut voir un vaste champ de comédies françaises plus ou moins ou moins ou moins ou moins drôles et quelques rochers de films d’auteurs dépressifs qui viennent parsemer toute cette immense plaine cinématographique. Toute ? Non…  Car un relief peuplé d’irréductibles Auteurs résiste encore et toujours au conformisme. Et la vie n’est pas facile pour Fred Cavayé, Cédric Jimenez et Benjamin Rocher. Ce dernier, justement, a sorti son Anti-Gang avec Jean Reno et Alban Lenoir. L’histoire d’une bande de flic menée par Buren qui va tenter d’arrêter des braqueurs de banque. Qu’on se le dise, l’histoire est minime. Oui.  Mais cela n’empêche qu’Anti-Gang est un agréable film d’action français. Bien que son récit soit faible, la mise en scène et l’action sont de qualités. On sent une envie de Benjamin Rocher de prouver que nous aussi, mangeurs de baguettes et de fromages, pouvons réaliser des films musclés. Une ouverture à un nouveau champ dans lequel, peut-être, les moutons, qui ont peur d’être dépaysés, viendront brouter quelques nouveaux pâturages.

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Puis j’ai regardé Renaissances. Un film de science-fiction avec Ryan Reynolds et Ben Kingsley. Mais bon je m’en souviens plus. Donc inutile de tergiverser dessus et de verser des mots qui ne font que remplissage. Vous savez ? Un peu comme si vous remplissez votre verre d’eau jusqu’au bord. Et BOUM, ça déborde. D’ailleurs, Catherine l’aborde bien quand elle parle des rivières dans sa météo. « Mets tes bas », conseille-t-elle aux femmes qui ont froid. « Oh God, froid. J’ai froid », disent-elles avec effroi. Et chaud, cacao. Chaud chocolat. J’adore le chocolat espagnol. Olé ! Laid, c’est ce que mon ex a dit en voyant mon pénis que j’ai appelé René. Et ça fait sens au film. Renaissances.

mission impossible

Bon cessons ces accumulations absurdes et parlons maintenant du film de l’été. Une saga impossible à ne pas connaître dont la seule mission est de nous divertir intelligemment en racontant des histoires aux scénarios travaillés.  Dans Mission : Impossible, Rogue Nation, Ethan Hunt doit traquer Le Syndicat dont l’objectif est de contrôler le monde à travers d’attaques terroristes. Tom Cruise, Simon Pegg, Jeremy Renner et Ving Rhames sont de retour avec une figure féminine forte interprétée par une Rebecca Ferguson charismatique. Brillamment et finement écrit, manipulant les rebondissements habilement, M:I 5 est clairement le mieux écrit de la saga. Plus tourné vers l’espionnage que l’action, il réussit à captiver de bout en bout. Si possible, mettre Tom Cruise sur un avion en plein décollage. Si possible, mettre Tom Cruise en apnée pendant plusieurs minutes. Si possible, faire sprinter encore Tom Cruise. Et après 4 films, susciter notre intérêt est encore possible. Et si possible, pour longtemps. Et peut-être, dans pas longtemps, la mission 6. Possible.

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Pour finir, Sinister 2. Suite du premier sorti en 2012 et qui était un film d’horreur efficace, gérant parfaitement les moments d’angoisse, de peur jusqu’au climax final qui achève le spectateur. Oui, Sinister est l’un des seuls films d’horreur qui a réussi à me faire flipper dans une salle de cinéma. Sinister 2 suit l’ex-shérif adjoint dans son enquête inachevée sur les homicides de cette entité maléfique. Bon bref. C’est dingue à quel point cette suite ne raconte rien de plus. Le but d’une suite est d’avancer dans l’histoire (Insidious 2), d’apporter des informations supplémentaires (Paranormal Activity 2) et pourquoi pas de répondre aux questions non expliquées dans le premier. Sinister 2 esquive tout ça et ne propose que du réchauffé. Pire, c’est le néant total. Rien ne marche. Les effets de style pour faire peur sont ratés. Jamais, on ne sent le danger autour des personnages. Ce film ne raconte rien. C’est inutile. C’est sans intérêt. C’est sinistre.

 

Mes chers internautes, cette chronique d’un été ciné s’achève ici. Ne soyez pas triste. Rassurez-vous en vous disant que c’est la rentrée et que je reviendrai très prochainement. La deuxième saison ne fait que commencer par le commencement. Et puis, une équipe de 4 fantastiques super-héros sera toujours là pour veiller à réaliser une mission impossible sur une entité maléfique qui va participer à la renaissance d’une antigang de moutons. Car oui, le cinéma est un art qui s’imagine, qui se ressent et qui rentre dans notre intimité.

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Gregory

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