Lettre Ouverte #1 : Unfriended

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SYNOPSIS

« Une jeune lycéenne se suicide après qu’une vidéo compromettante sur elle ait été publiée sur Internet. Un an plus tard, six de ses amis se connectent, un soir, sur skype, pour « tchater » entre eux. Mais une septième personne, inconnue des autres, se connecte également.  »
(Source : Allociné)

LE FILM

Réalisateur : Levan Gabriadze
Scénario :  Nelson Greaves
Directeur de la Photographie : Adam Sidman
Casting : Shelley Hennig, Renee Olstead, Will Peltz, Jacob Wysocki, Courtney Halverson

Sortie française : 24 juin 2015

CRITIQUE / LETTRE OUVERTE

Unfriended, je dois te parler. Je t’ai regardé ce matin à 11h, la crotte aux yeux, et depuis j’ai eu le temps de mijoter ce que tu m’as proposé.

Ton concept de base est intéressant. Je te salue pour ton côté novateur, à savoir un plan séquence de 1h20 avec pour seul écran, un ordinateur. De la marque d’une célèbre pomme. Marrant car un de tes personnages s’appelle Adam. Tu prends le risque de faire un huis clos informatique que tu arrives très bien à gérer. C’est novateur, car tu modernises les films d’horreur.

Ton histoire aide surtout à servir ta mise en scène qui est excellente. Tu nous mets directement dans l’ambiance du film. Une jeune fille se suicide car elle a été harcelée et humiliée sur les réseaux sociaux. Un an plus tard, un hacker bouleverse une conversation Skype établie par un groupe de six amis. De grands secrets seront révélés.

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Sujet d’actualité. Danger d’Internet. Responsabilité par rapport à ses images. Tu soulèves de très bonnes problématiques que tu retranscris à travers la culpabilité et la médiation de ton personnage principal, Blaire. Sorcière. Tu as fait un travail d’analyse informatique important. Cela se ressent. Ne serait-ce que pour les célèbres bruitages d’applications et de divers sites que tous les jeunes se servent quotidiennement. Skype, Facebook, Youtube, iMessenger. Tu as su te servir de notre quotidien pour mieux nous faire rentrer dans l’histoire.

Malheureusement, des passages à vide font descendre la tension que tu as su mettre en place dès le début du film et on se retrouve perdu dans ce méli-mélo de pages, d’onglets, de conversations, de sites. Je n’aurais pas vu ta fin comme tu me l’as montrée. Ce côté irrationnel ne te va pas là où l’informatique utilise des codes binaires et concrets. C’est incohérent mais je pense savoir pourquoi.

Tu n’es pas réellement un film d’horreur. Je pense que tu as trop voulu te calquer sur tes prédécesseurs tels que Paranormal Activity ou même V/H/S. Or, ton seul concept suffisait amplement à ta singularité. Je te qualifierai même de thriller informatique. Certes, il est toujours pertinent de se poser des questions, mais ton support d’origine ne justifie pas l’irrationnel de ton histoire.

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Unfriended, je t’ai aimé. Tu m’as donné quelques moments de flippe et d’angoisse. Je suis agréablement surpris que tu aies réussi à mettre en situation intelligemment un des plus grands défauts de l’être humain, le voyeurisme, car, au final, l’étranger, c’est nous et dans la salle, personne ne nous entend.

Le huitième internaute.

BANDE-ANNONCE

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Gregory

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