Chronique d’une semaine ciné #14

Cher internaute, chère internaute. L’heure est grave.

 

Peut-être que vous êtes en train de lire ma pénultième chronique. Oui, internaute. Ma pénultième. Ma treizième chronique était sûrement mon antépénultième chronique. Que de mots charmants. Loin d’être un prince, je réfléchis tout bonnement à savoir si je continue l’année prochaine ou non.  Pour une mûre réflexion, je me mets au coing.

 

 

Bref. Petit rattrapage du mois de mai. Un film d’horreur français, produit par Alexandre Aja et réalisé par Grégory (RPZ mec) Levasseur. L’histoire d’une équipe d’archéologues qui visite une étrange pyramide dans laquelle tout va bien se passer et tout le monde en sortira indemne. Les films « Found Footage » ou « document retrouvé » sont à la peine. Pyramide n’y échappe pas. Loin d’avoir un scénario carré, le film s’inspire très largement de The Descent sans atteindre sa qualité filmique et horrifique. Horrifiques sont les effets spéciaux du film, pas du tout crédibles. Le cercle d’acteurs ne fonctionne pas à cause de personnages mal écrits et dont certaines figures féminines sont des cônes à faire une révolution. Alors autant les laisser s’phère bouffer par la malédiction de la pyramide, Pytha était plus gore que ça.

 

Et puis en voulant continuer dans l’épouvante, je me suis fait attirer par les esprits de la télévision de Poltergeist, le remake du film de 1982, revisité à la sauce 21ème siècle. L’histoire d’une famille qui emménage dans une nouvelle maison, hantée par des esprits qui vont prendre possession de la jeune fille de 5 ans. Mais cette sauce ne prend pas et ne fait pas réellement peur. On tombe vite dans un remake de Insidious avec les mêmes idées et les mêmes plans. Sauf que c’est fade. Tel est pris dans le jeu de l’esprit qui prime d’abord sur le privilège de privatiser une prison au prix d’une privation de la pensée. Le réalisateur, qui croyait prendre,  ne réussit pas à installer une tension propice à ces peurs infantiles qui nous ont suivies durant ces tendres et innocentes années. Quelques plans font preuve d’une certaine réflexion dans la mise en scène. Le reste ne vaut pas le coup d’une prise.

 

J’avais envie de m’évader un peu, je suis donc parti voir Tomorrowland ou A la poursuite de Demain en français. Réalisé par un manchot optimiste, stable sur ses deux pieds, Tomorrowland raconte l’histoire d’un Pin’s qui permet, au simple contact, à un élu de partir dans un monde futuriste utopique. Un film dont je salue l’ambition et qui arrive en plein méli-mélo de super-héros en tout genre et de super-voitures qui volent. Et je m’arrêterai là. Après un début confus, il m’a été difficile de rentrer dans le film et de savoir où il voulait m’amener. Malgré son bon casting, Georges Clooney, Britt Robertson et Hugh Laurie, le moment de la fusée fait vraiment décoller le film. Après c’est long à démarrer et reste confus dans son propos. L’émerveillement de la découverte de ce monde, mis en scène par ce génial plan séquence de plusieurs minutes, est la seule chose que je garderai du film. Je n’ai pas été transporté.

 

 

Et si… ? Le postulat de base de Pixar. Et si… ? Et si les jouets revenaient à la vie ? Et si un rat cuisinait ? Et si on mettait Paris dans une bouteille ? Et là. Un monsieur (sûrement sous l’emprise de substances illicites, nuisibles à notre santé morale et physique) s’est dit : « Et si les sentiments avaient…des sentiments ? ». Quelques années plus tard est apparu Vice Versa. Comme quoi, avec des si, tout est possible. Prenez 5 émotions qui régissent nos actions (Joie, Tristesse, Peur, Dégoût et Colère). Puis suivez Riley, une fille de 11 ans qui déménage. Mais Joie et Tristesse se perdent accidentellement dans l’esprit de Riley et Dégoût, Peur et Colère vont devoir s’unir pour contrôler (au mieux) Riley et l’aider à faire face à ce changement.

 

On se le dit direct, Vice Versa est l’un des meilleurs Pixar. L’intelligence et la véracité psychologique que fait preuve ce Pixar sont nécessaires et importantes pour comprendre et saisir tous les propos de ce film d’animation. L’équipe du film visse une réelle complicité entre les émotions et versa dans leur scénario une pléiade d’idées toutes loufoques et surtout incroyables les unes des autres. Après 20 années de film d’animation, on est encore surpris de ces nombreuses idées qui sortent de la tête des créateurs. L’un des vices du film serait de verser des larmes de joie et de tristesse face à des images fortes, des souvenirs de notre enfance. Et, en toute humilité, lors de mon visionnage, le vice versa.

 

 

C’est le cœur lourd et triste que je vous quitte, mes internautes d’amour. Je m’en vais, pensif. Ne vous inquiétez pas, je me livre à de mûres réflexions. Souriez, ayez la banane car moi je n’oublierai pas que cette semaine m’aura fait réviser les pyramides en imaginant un monde où demain sera fait de Poltergeist qui joueront avec nos émotions. Car oui, le cinéma est un art qui se ressent, qui s’imagine et qui permet d’être à l’heure dans nos réflexions.

 

Leurre.

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Gregory

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