Vice-Versa (Inside Out) : Notre critique

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SYNOPSIS

“Au Quartier Général, le centre de contrôle situé dans la tête de la petite Riley, 11 ans, cinq Émotions sont au travail. À leur tête, Joie, débordante d’optimisme et de bonne humeur, veille à ce que Riley soit heureuse.”

LE FILM

Réalisateurs : Pete Docter et Ronnie del Carmen
Scénario : Pete Docter, Meg LeFauve, Josh Cooley
Musique : Michael Giacchino
Casting (voix) : Amy Poehler, Phyllis Smith, Bill Hader, Lewis Black, Mindy Kaling, Diane Lane, Kyle MacLachlan

Sortie française : 17 juin 2015

CRITIQUE

Après m’avoir fait pleurer comme une madeleine devant Toy Story 3 et m’avoir (très) déçu avec Cars 2, Brave et Monsters University), le célèbre studio d’animation Pixar a pris une année sabbatique pour essayer de revenir en pleine forme avec Vice Versa, son nouveau film original.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Vice Versa signe un retour en fanfare pour le studio. Un film intelligent, drôle, subtil et extrêmement émouvant. Un film qui plaira aux petits et aux grands.

INSIDE OUT

La plus grande difficulté de Vice Versa était de rendre le récit assez simple à comprendre. Certes, des émotions sont passées à la trappe, mais la contextualisation des émotions et du cerveau apparaît être d’une simplicité déconcertante. Pete Docter insuffle beaucoup d’idées et de méchanismes dans le récit qui auraient pu être développés, mais il trouve la fine ligne entre pas assez d’informations et trop d’informations.

L’autre point d’intelligence dans le récit est la manière dont sont gérées les scènes dans la tête de Riley et dans sa “vraie” vie. On aurait pu penser que changer de point de vue régulièrement pourrait rendre le récit fouillis, mais là encore, les choix sont toujours pertinents et on ressent réellement la relation entre ces deux mondes.

INSIDE OUT

Pete Docter choisit d’ajouter une seule vraie différence qui permet de transmettre un sentiment différent entre l’univers des émotions et le monde de Riley. Le premier est plus coloré que le second. Si l’on fait attention, les couleurs sont plus flashy dans la tête de Riley, alors qu’elles sont un peu plus ternes dans le monde réel. C’est une idée pas évidente au premier abord, mais tout à fait intéressante. Pete Docter nous donne là une vision des pensées et de l’imaginaire pleine de vie, une ressource que ne se tarie jamais et qui est éternelle. Seule certains éléments prennent des couleurs plus ternes parce que certaines choses sont oubliées pour être remplacées.

Riley est donc une jeune fille de 11 ans qui subit en quelques mois beaucoup de changements dans sa vie avec le déménagement de sa famille. Mais étant focalisé sur ses émotions, le film touchera le plus grand nombre que ce soit garçon ou fille, jeune ou vieux. On se retrouve tous à un moment dans le personnage de Riley.

INSIDE OUT

La plus grosse partie du film est concentrée sur la relation entre Joie et Tristesse. Deux émotions à l’opposé qui au fur et à mesure du film se rapprochent pour finalement, comprendre que la joie ne peut pas exister sans la tristesse. Et c’est la (belle) morale du film. Que pour être heureux, de temps en temps, il faut être triste.
Et même si Vice Versa tend à nous rendre triste par moment, le film n’oublie pas de nous faire rire avec des personnages très drôles en jouant sur le caractère des émotions (Joie, Tristesse, Peur, Dégoût, Colère), mais aussi l’aventure de nos deux héroïnes à l’intérieur du cerveau de Riley et leurs rencontres incongrues.

Vice Versa nous a fait rire, pleurer et c’est au final ce que l’on attendait de ce nouveau Pixar. Un récit riche en émotions qui a réussi pendant ses deux heures à nous rendre vulnérables et émerveillés face à la beauté de l’animation et du story-telling du studio.

BANDE-ANNONCE

                  

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