Chronique d’une semaine ciné #13

Cher internaute, chère internaute. Cherchez le garçon et trouvez-moi son nom une bonne fois pour toute. Merci.

 

Suite à ma douzième chronique, on m’a dit que…attendez. Si mes calculs sont exacts, 12 + 1, ça fait…13. Et 13, c’est… Je…je ne peux pas faire cette chronique. Ce chiffre me hante sans arrêt et j’en ai marre. Je dois partir. Je suis désolé. Je suis superstitieux. Salut.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non je déconne. Je t’ai bien eu, cher internaute. Tu as eu peur, hein ? Mais ne t’inquiète pas, j’ai treize envie de faire cette chronique.

 

 

Bref. Pour commencer, je vais m’arrêter sur un vieux film que tout le monde a oublié. Mais si, souvenez-vous. Un mec en armure, un monstre vert, un mec qui a fait la guerre 39-45, une veuve, adepte du sadomasochisme. Mais oui, c’est bien ça. Avengers 2, l’Ere d’Ultron dans lequel les super-héros se battent contre Ultron, une intelligence artificielle, qui veut anéantir nos chers amis Avengers. Arrêtez-moi si j’ai tort mais ce second volet a un goût de vitesse rapide, comme un Quick que Silver se donne de manger. La mise en situation vite expédiée va permettre au film d’enchaîner les scènes d’action sans aucun repos, ni réel approfondissement psychologique des personnages. De plus, la prévisibilité du scénario ne réserve aucune surprise. Certes, cela reste impressionnant et spectaculaire mais l’impression de regarder un nouvel épisode de la grande série Marvel dont on connaît tous les ressorts gâche cette ambition de terminer les phases par la réunion des Avengers et d’en voir ressortir nos super-héros changés. No surprise. Super-rodé.

 

 

Continuons sur le sujet de l’intelligence artificielle avec Ex Machina, un petit film de science-fiction de notre confrère anglais Alex Garland. Pour savoir si une intelligence artificielle, ayant le corps d’une femme, possède ou pas une conscience, Caleb, un informaticien, va participer à cette expérience proposée par Nathan, le PDG de son entreprise. Ex Machina est une vraie réflexion sur l’avancée technologique et ses conséquences. Il parvient à problématiser l’intelligence artificielle et à la rendre dérisoire. Garland dénature cette avancée technologique avec une mise en scène froide et plutôt inquiétante. Mais son récit reste tout de même long par moment et on essaie de s’accrocher tant bien que mal à ses propos ambitieux, philosophiquement anthropologiques. Ironique. Mais utile.

 

 

Après ce moment très sérieux, rempli de jolis mots qui font de moi quelqu’un d’intelligent car j’ai sorti « philosophiquement anthropologiques », deux mots trop compliqués, j’ai décidé de me détendre en allant voir un bon film de zombie bien bourrin. Et en plus avec Arnold Schwarge…Schw…bon…voilà. Et encore en plus, j’ai regardé Maggie, tard. Jouant sur sa corde sensible, Arnold livre un jeu des plus touchants. Car oui, Maggie est bel et bien un film dramatique racontant l’histoire d’une fille qui, sous les yeux de son père, va se transformer petit à petit en zombie après avoir été mordue. Même si Arnold livre une importante page de sa carrière, le film n’en reste pas moins lent et pénible à regarder. La faiblesse de son histoire est masquée par un rythme lent, une mise en scène contemplative. Mais derrière ce prétexte du zombie pour amener du monde se cache la question du deuil d’un enfant. Cela ne nous empêche pas de s’ennuyer fermement et d’attendre inéluctablement la fin, manquant cruellement de mordant. Zombie-mordant. Jeu de mots. Maggistral (gagnant).

 

 

Et pour finir, j’ai décidé de faire le Rallye Dakar avec mon ami Max, qui s’est retrouvé dans une de ses galères le pauvre… Furiosa, fidèle partisane de Immortan Joe, le trahit avec ses épouses et celui-ci va se lancer à sa poursuite pour récupérer ses femmes. Max va devoir s’associer à Furiosa s’il veut survivre. Quatrième volet de la saga, Mad Max Fury Road voit Tom Hardy succéder à Mel Gibson dans le rôle de Max. Alors, que les choses soient claires, pendant ma course, j’ai assisté pendant 2 heures à du grand spectacle. Grâce aux moyens techniques actuels, Georges Miller accroît l’univers qu’il a créé avec sa trilogie des années 1980 pour un film aux scènes jouissives et ultra maîtrisées. En restant derrière cette course poursuite, j’ai pu me rendre compte de cette mise en scène calibrée et de cette pyrotechnique qui en ferait rougir le Michael Bay. Avec le désert comme décor post-apocalyptique, Miller dépoussière les blockbusters actuels pour définir lui-même ce qu’est un film d’action grand spectacle. Soyez tous témoin de cette œuvre. Une vraie furie.

 

 

 

Ma treizième chronique d’une semaine ciné s’achève ici. Eh oui, déjà. Sinon vous risqueriez de trouver ça trop long. Une phrase que j’aurais aimé que mon ex dise. Malheureusement, elle a été prise de court. La pauvre. Et souvenez-vous tout de même qu’une course poursuite entre super-héros est toujours plus rassurant qu’une intelligence artificielle qui se transforme en zombie. Car oui, le cinéma est un art qui se ressent, qui s’imagine et qui fait de nous, en le regardant, des êtres superstitieux.

 

Dans tes super p’tis yeux.

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Gregory

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