Chronique rattrapage d’une semaine ciné #12

Cher internaute, chère internaute. Hey ça va ? T’es posey ? Trankil ? Oklm ?

 

« Mais Greg, t’es pas mort ? », certains me diront. Sachant que je l’avais aux trousses, j’ai réussi à m’en débarrasser. J’ai été victime d’un complot. Echappant à un poison provoquant la mort, Aura qui prend soin de moi réussit à m’éviter ce saut sans retour et à l’affronter. A la vie, à l’amor, diront certains. Effectivement. Cette chronique est ma renaissance.

Suite à ma onzième chronique, on m’a dit que…que… Ouais, bon c’était loin. Je m’en souviens plus. De toute façon, vous êtes les meilleurs. Merci de me suivre et de me lire chaque fois. Love.

Après cette longue absence, il faut donc que je rattrape quelques films que j’ai soigneusement sélectionnés (surtout ceux que j’ai vus) et que je vais chroniquer. Par ailleurs, je reviendrai un jour sur ce mot étrange qu’est ‘chroniquer’.

 

 

Bref. Je commence par Still Alice réalisé par Richard Glatzer avec Julianne Moore, Alec Baldwin et Kristen Stewart. Un petit coup de cœur pour ce film parlant d’une linguiste qui constate qu’elle oublie des mots, des itinéraires habituelles, jusqu’à ce qu’on lui diagnostique la maladie d’Alzheimer. On suit donc sa dégénérescence intra-individuelle et familiale. Un film poignant, qui aborde la maladie de façon pudique, sans gogo à tire-la-larme, toujours très humble. Julianne Moore mérite amplement son Oscar de la meilleure actrice. Still Alice brille par son écriture psychologique, réflexion autour d’un moi, perdu dans les abysses de cette maladie cruelle. Si vous n’avez pas compris cette phrase, rassurez-vous, parce que moi non plus.

 

Le cinéma est fait de surprise. Et les surprises auxquelles on ne s’y attendait pas sont les plus belles. Ma plus bêle surprise, et j’en reste bouche bêê, est un film d’animation, sorti des studios de Chicken Run et Wallace et Gromit. Shaun le mouton. Oui. SHAUN LE MOUTON, chers internautes. Suite à une mauvaise blague, Shaun et ses amis vont tout faire pour retrouver leur fermier dans une ville où tous les dangers les guettent. Accumulant de très bonnes idées, Shaun Le Mouton, c’est simple et drôle. L’histoire est mignonne, les moutons sont attachants, on éprouve une réelle empathie pour eux. Ainsi, face aux épreuves de la ville, nous sommes vraiment tondus. Le rythme est maintenu pendant 1h15, les situations s’enchaînent parfaitement ce qui permet au spectateur de ne jamais décrocher et perdre la laine. Une réelle surprise, ou plus communément appelée, un vrai coup de cœur.

 

 

Je continue avec une des plus grosses attentes de 2015 qui met le turbo au Box Office mondial. Avec presque 1,5 milliard de $ de recettes, Fast and Furious 7 se hisse parmi le top du top. Réalisé par James Wan, two, three (oui je recycle mes blagues), F&F7 reprend là où s’est arrêté le 6, à savoir, le grand frère du méchant du 6 qui va péter la gueule à la famille de Toretto. 14 ans après le premier volet, Vin carbure toujours autant au diesel, ainsi que son équipe, nous proposant encore et toujours des cascades encore plus extraordinaires et impressionnantes. Alors oui, ce n’est pas réaliste. Mais acceptez de vous prendre au jeu de l’absurdité des scènes d’action. Du grand spectacle qui s’assume clairement, mélangeant humour, action et thriller. Tout ce qui fallait pour donner un petit coup de boost au compteur du Box Office.

 

Coup de boost ou plutôt coup de fouet pour mon prochain film. 50 nuances de Grey, ce fameux film adapté d’une fan-fiction de Twilight, écrite par une fan qui considérait qu’il n’y avait pas assez de situations sulfureuses dans l’histoire de Bella. Elle répondait au nom de E.L.James. Les gens du coin ne voulaient pas l’acheter, là. Elle faisait trembler tous les marque-pages. Les gens me disaient : « Méfie-toi de ce livre-là ». Et donc elle s’est lâchée dans ses 50 nuances de Grey à base de sadomasochisme. Et quel schisme a-t-elle provoqué ? La dualité entre le dominant, un homme bien musclé, milliardaire et la dominée, une femme innocente, vierge de toute relation. Le film, quant à lui, ne propose qu’une histoire d’amour bien huilée dont on peut prédire les actions de chaque personnage jusqu’au twist final qui nous incite à revenir au prochain épisode. Une sorte de Feux de l’Amour dans lequel l’amour a le feu aux fesses et qu’il faut éteindre à base de fouet et autre joli gadget. Cela aurait pu être intéressant si la psychologie des personnages n’était pas dévoilée au tout début mais si, au contraire, cette psychologie était implicite et amenée au fur et à mesure. Subtil. Or, ce n’est pas l’objectif du film. C’était la règle du film. Nous avons accepté le contrat. Au final, c’est nous qui avons été dominés. Merci de m’avoir reçu. 50 nuances de Greg.

 

 

 

C’est ainsi que s’achève cette chronique d’un rattrapage ciné. Je ne vous dis pas à la semaine prochaine. Ne faisons pas de promesses qu’on ne peut tenir. Sauf que celles-là sont les meilleures. Mais je peux vous promettre qu’une seule chose, c’est que, même si vous ne vous souvenez pas de vos cascades en voiture, vous dominerez toujours un mouton. Car oui, le cinéma est un art qui se ressent, qui s’imagine et qui permet de renaître.

Remord.

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Gregory

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