Rosewater : Notre critique

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SYNOPSIS

“Un journaliste est détenu en Iran pendant plus de 100 jours et est brutalement interrogé en prison.”
(Source : Allociné)

LE FILM

Réalisateur : Jon Stewart
Scénario : Jon Stewart
D’après le récit Then They Came for Me (en): A Family’s Story of Love, Captivity, and Survival de Maziar Bahari et Aimee Molloy
Musique : Howard Shore
Casting : Gael García Bernal, Shohreh Aghdashloo, Golshifteh Farahani, Kim Bodnia, Jason Jones, Dimitri Leonidas

Sortie US 14 novembre 2014 / Sortie française inconnue

CRITIQUE

Il s’agit du premier long métrage écrit et réalisé par le présentateur du célèbre “The Daily Show” sur Comedy Central. Jon Stewart a décidé de nous raconter une histoire qui lui tenait à coeur : celle du journaliste Maziar Bahari. Journaliste canado-iranien, Maziar Bahari fut emprisonné pendant plus de 100 jours dans une prison en Iran en étant accusé d’être un espion américain (suite en partie à sa participation à une interview satirique dans le Daily Show…).

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Autant vous dire tout de suite que Rosewater est une très bonne surprise et un très bon premier film pour l’humoriste. Abordant un sujet très sérieux avec une pointe de légèreté, Rosewater est un récit qui sent bon l’espoir et la joie. Un récit que l’on recommande.

En effet, ce que nous avons fortement apprécié avec le ton de Rosewater, est que celui-ci n’est jamais noir ou blanc, toujours à naviguer sur cette fine ligne. Que ce soit l’Etat Islamique du Shah, le tortionnaire de Maziar Bahari (qui sentait l’eau de rose pendant les interrogatoires, d’où le nom du film), la situation catastrophique du journaliste, etc. Jon Stewart n’essaie pas de diaboliser les protagonistes et particulièrement son tortionnaire en élaborant subtilement une histoire qui explique beaucoup son comportement.

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Rosewater est un récit d’espoir. Jon Stewart à travers sa mise en scène arrive à délivrer un taux d’émotions dans des scènes qui auraient pu être très dures psychologiquement. L’emprisonnement en cellule d’isolation, les scènes de révoltes et la manière dont parlent les différents personnages d’Iran. On sent clairement qu’on essaie de nous montrer deux facettes : ce que les médias occidentaux nous montrent et ce à quoi l’Iran ressemble pour ces gens enthousiastes, protestataires et fiers de leur pays.

Le film aborde aussi la vie personnelle de Maziar Bahari et sa relation avec sa famille. En effet, en sachant que son père et sa soeur ont eux aussi été en prison pendant plusieurs années pour des causes diverses (communisme par exemple), Rosewater est l’occasion de s’intéresser à l’héritage que l’on laisse, mais aussi de guérir de vieilles plaies. Une mise en scène agréable avec des “fantômes” qui permet de rendre les scènes plus légères.

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Gael García Bernal est tout simplement incroyable dans son interprétation de Maziar Bahari. Un personnage qui évolue au fur et à mesure du film, qui apprend de ses erreurs, qui se fait torturer psychologiquement, qui se bat, qui se libère intérieurement. Pour faire court, très bonne interprétation.

Comme vous avez pu le comprendre, Rosewater n’est pas juste un simple film, c’est le discours de Jon Stewart sur sa vision du monde. Une vision qui n’est pas manichéenne, qui essaie d’aborder tous les points de vues possible, et toujours axé sur l’espoir. Un très beau film pour une très belle histoire.

BANDE-ANNONCE

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