Une Merveilleuse Histoire Du Temps (The Theory Of Everything) : Notre critique

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SYNOPSIS

“Le film narre la première partie de la vie du physicien théoricien Stephen Hawking, sa rencontre avec sa première épouse, Jane, ses premières découvertes, son doctorat et ses succès en physique cosmologiste, et son diagnostic de sclérose latérale amyotrophique, une maladie neurodégénérative touchant les neurones moteurs mais épargnant les fonctions cognitives.”
(Source : Wikipédia)

LE FILM

Réalisateur : James Marsh
Scénario : Anthony McCarten
d’après Travelling to Infinity: My Life with Stephen de Jane Wilde Hawking
Photographie : Benoît Delhomme
Musique : Jóhann Jóhannsson
Casting : Eddie Redmayne, Felicity Jones, Charlie Cox, Emily Watson, Simon McBurney, David Thewlis

Sortie française : 21 janvier 2015

CRITIQUE

Après le biopic de Alan Turing dans Imitation Game, l’industrie a décidé de s’intéresser à un autre personnage important de la science moderne : Stephen Hawking. Le film remporte récompenses sur récompenses et à la veille des Oscars, le film est en bonne position pour remporter quelques statuettes. Mais quid de la qualité ?

Malheureusement “Une Merveilleuse Histoire du Temps” (ou The Theory Of Everything dans son titre original) n’a pas réussi à nous emporter là où on espérait et on en ressort un petit peu déçu. Mais attention, il va falloir prendre ses gants de délicatesse pour vous expliquer pourquoi nous n’avons pas réussi à réellement accrocher.

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The Theory of Everything se scinde en plusieurs parties de la vie de Stephen Hawking à partir du moment où celui-ci entre à l’université. Une première partie pré-maladie qui permet de pouvoir saisir les enjeux à venir, introduire les personnages à venir et, surtout, faire des allusions à la maladie de Stephen Hawking.

Le film bascule lorsque Stephen Hawking découvre qu’il est atteint d’une maladie neurodénérative (maladie de Charcot) qui va faire basculer sa vie. Une période de trouble qui est expédié assez rapidement avant que Jane et Stephen décide de se marier et de continuer à vivre et profiter de la vie.

La vie suit son cours, Jane et Stephen ont des enfants, etc. Mais on s’aperçoit surtout que la vie du couple change et que la maladie de Stephen continue à évoluer et empirer l’empêchant de parler distinctivement, marcher, manger, etc. Une évolution assez difficile à voir d’une part à cause de la difficulté à se situer dans le temps, les personnages ne semblant pas vieillir, et d’autre part car impossible de ne pas ressentir de l’apathie envers cette famille qui essaie de continuer à vivre normalement.

Il faut donc bien évidemment souligner la performance de Eddie Redmayne qui joue le célèbre scientifique. Une prestation tout en justesse, qui ne se permet jamais de trop en faire, de vouloir tomber dans le pathos et chercher les larmes du public. Une performance accentuée par un maquillage et une recherche sur le personnage assez poussée crédibilisant ainsi l’acteur dans son rôle. Comme on dit : “Bravo !”

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Mais face à ceci, une facette du film que nous avons pas forcément apprécié est apparue. Contrairement à Imitation Game qui n’arrive pas à se décider sur quel facette du personnage aborder, The Theory Of Everything a fait son choix : la vie personnelle. Certes, nous comprenons tout à fait le choix de vouloir aborder ceci, permettre aux gens de découvrir l’homme derrière cet esprit, sa vie, ses amours, ses échecs, etc. Mais il faut avouer que nous nous sommes sentis mal à l’aise que la vie de cet homme brillant soit affichée comme ceci : sa femme tombant amoureuse d’un autre homme, ses relations avec ses parents, etc. Encore une fois, nous aurions préféré que le film s’intéresse aux exploits scientifiques de Stephen Hawking et non à une amourette entre sa femme et un professeur de piano…

Il devient donc très difficile de critiquer le film par le simple fait que porter à l’écran la vie de Stephen Hawking revient à critiquer sa vie et ses choix. Loin de nous de vouloir faire ceci, mais il faut avouer que le film à tendance à jouer sur la corde sensible à cause du handicap de celui-ci surtout avec une musique omni-présente à base d’instruments à cordes pouvant provoquer des réactions dans vos petits yeux. Mais à vrai dire nous nous y attendions.

Il faut tout de même féliciter le film sur sa mise en scène et sa photographie. En effet, le film propose des plans et des thématiques (le temps sur une pendule par exemple) que l’on retrouve assez souvent. Le film se contruit aussi énormément autour de l’utilisation d’une lumière et de couleurs accentuées : des bleus mélancoliques, des pièces rouges sang. Une palette de couleurs très efficace qui permet de faire passer beaucoup d’émotions.

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Malgré quelques faiblesses, des thèmes abordés qui ne nous ont pas forcément plu, il faut avouer que The Theory Of Everything reste un biopic très efficace. Une performance de Eddie Redmayne époustouflante, une mise en scène efficace et une photographie très bien utilisée. On attend de voir si ça suffira à l’académie des Oscars, mais pour nous, ça ne l’a pas été.

BANDE-ANNONCE

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