Chronique d’une semaine ciné #5

Cher internaute, chère internaute, en trois briques : un, terre, note.

 

Suite à ma quatrième chronique, on m’a dit que je n’avais pas fait assez de jeux de mots et que j’étais devenu trop sérieux. Mais que voulez-vous ? Chaque homme, à un moment de sa vie, a une petite faiblesse. Mais aussi chacun mûrit, chacun évolue. L’humour aussi. Il faut savoir regarder vers l’avenir. Ne pas retourner vers le passé pour changer le cours des choses. Non. Pas de Retour vers le futur 2.

Enfin…Si vous voulez du jeu de mots, je vais vous en donner du jeu de mots, pour que vous ayez des maux de tête, mais pas pour en faire une démo mais plutôt pour me démolir la gueule ou me maudire. Comme vous voulez. Pas besoin de vous entêter et de le mettre en TT sur Twitter.

 

Bref, pour attaquer ma semaine, j’ai pris le taureau par les cornes et je suis allé voir Horns, le dernier film d’Alexandre Aja à qui l’on doit le jouissif Piranha 3D ou La Colline a des Yeux. L’histoire d’Ignatius, accusé d’avoir tué sa femme, qui va se voir pousser des cornes (taureau-cornes) qui lui permettront de connaitre les pensées les plus basses des gens qu’il croisera. Grâce à ce pouvoir, il va mener sa propre enquête.  Porté par Harry Potter, euh pardon, Daniel Radcliffe, Alexandre signe un film qui mélange comédie et horreur, pour une histoire, certes prévisible, mais servie par un bon jeu d’acteurs. Une première partie assez intéressante dans sa construction, sa mise en scène et dans ses gags mais une seconde partie un peu moins prenante, qui s’essouffle, mais qui se rattrape avec un final diabolique. Propre, clair, soigné, Ajax.

 

Et puis j’ai enchaîné avec Annabelle qui…(attends, mais je comprends pas, je l’avais pourtant jeté à la poubelle la semaine dernière. Bon, j’ai dû rêver)…est le préquel à The Conjuring de James Wan. On nous raconte l’histoire d’une poupée dans laquelle l’âme d’un membre d’une secte maléfique va se retrouver, donnant naissance à Annabelle. Cette célèbre poupée nous livre dans ce film son passé de méchante chucky. Sauf que, elle, elle ne tient pas de couteau à la main mais esquisse seulement un sourire. Malheureusement, rien de bien méchant pour nous faire peur dans ce film d’horreur où finalement les scènes d’angoisse se comptent sur les doigts d’une main…de Mickey. Et on a réellement l’impression de se faire mickey devant un mini-film insipide et aux effets ratés. Dommage. Il aurait mieux fallu que le projet de ce film reste à la (Anna)poubelle.

 

Par la suite, je me suis rétracté sur Equalizer, un film d’Antoine Fuqua à qui l’on doit Les Larmes du Soleil, Shooter et La Chute de La Maison Blanche. Et pour rester dans sa thématique, il a embauché Denzel Washington pour jouer le rôle d’un homme au passé mystérieux qui va avoir affaire à la mafia russe car il se prendra d’affection pour une jeune et jolie fille. Et Ozon le dire, cette fille jouée par Chloë Grace Moretz est une escorte girl. Equalizer est un bon petit film d’action, sans prétention aucune, avec un Denzel qui campe un personnage intéressant et jouissif à regarder. On pourrait lui reprocher la lenteur de son récit, mettant trop de temps à venir au fait, mais on l’excusera grâce aux scènes d’action hyper calibrées et nous mettant en appétit avec ces ralentis tel un Wanted. Un film qui ne fait pas dans la Denzel. (Mais comment je peux terminer sur ça…)

 

Pour finir, j’ai pu regarder l’un des films les plus attendus de cette fin d’année, le dernier film de David Fincher, un réalisateur qui possède une filmographie de qualité (Panic Room, Benjamin Button, The Social Network, Alien 3 et j’en passe…). Gone Girl raconte l’histoire de Nick Dunne qui appelle la police suite à la disparition de sa femme Amy. Mais tous les soupçons se tournent vers lui. Est-ce, lui, le tueur ? Suspens, rebondissement, coup bas. Gone Girl s’appuie sur la psychologie de ses personnages jusqu’à leur apogée pour servir une histoire où les rebondissements inattendus maintiennent en haleine. Un thriller haletant, noir, pessimiste mais machiavéliquement jouissif porté par un jeu d’acteur excellent, notamment Rosamund Pike dans le rôle de Amy.  Gone Girl ou la définition même de la psychopathie. David ne s’est pas fincher de nous avec son film.

 

 

Ma cinquième semaine cinéma est terminée. Je vous laisse sur ce dernier paragraphe en vous disant « au revoir » et en quittant l’Elysée. Et souvenez-vous que cette semaine aura été remplie de suspicion à cause de fichus cornes russes et d’une accusation pour un meurtre sur une poupée. Car oui, le cinéma est un art qui se ressent, qui s’imagine et qui permet de faire des jeux de mots sérieux qui passent dans ma tête.

 

Mots passant.

 

 

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Gregory

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