The Salvation : Critique du film

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SYNOPSIS

« 1870, Amérique. Lorsque John tue le meurtrier de sa famille, il déclenche la fureur du chef de gang, Delarue. Trahi par sa communauté, lâche et corrompue, le paisible pionnier doit alors traquer seul les hors-la-loi. »
(Source : Allociné)

LE FILM

Réalisateur : Kristian Levring
Scénario : Anders Thomas Jensen et Kristian Levring
Photographie : Jens Schlosser
Casting : Mads Mikkelsen, Eva Green, Jeffrey Dean Morgan, Michael Raymond-James, Eric Cantona

Sortie française : 27 Août 2014

CRITIQUE

Nous attendions avec impatience The Salvation. Un western réalisé par Kristian Levring (réalisateur danois dont nous ne connaissons pas la filmographie, mais dont nous avions eu que de bons échos), le casting international et éclectique nous tentait énormément. Mais voilà, le film n’a pas réussi à nous convaincre et nous sommes donc mitigés vis-à-vis de The Salvation.

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The Salvation est un réel hommage aux westerns préférés de Kristian Levring. Et cela se sent au travers de la réalisation, du scénario et de la mise en scène. Mads Mikkelsen interprète ici un colon danois qui est installé aux États-Unis depuis quelques années et attend sa famille avec impatience. C’est un homme froid, peut-être trop froid selon nous : Mads Mikkelsen n’est pas réputé pour ses excès d’émotions dans ses films et là encore, ça ne change pas. On arrive à avoir un petit sourire et peut-être une larmichette d’émotion vis-à-vis des évènements qu’il subit. Mais après réflexion (et merci à notre ami de Le Bleu Du Miroir), on ne peut pas dire que ce ne soit pas justifié étant donné que Levring respecte les codes du western. Impensable de voir un vrai cowboy pleurer ou rire de joie.

Et c’est la même chose au niveau de sa réalisation, Levring nous livre un récit épuré, simpliste. Il utilise très bien les gimmicks du genre (l’apparition du grand méchant se fait sur un plan centré au niveau des pieds lorsqu’il descend de son cheval pour ensuite remonter jusqu’à sa tête), des plans longs et posés qui permettent d’installer une ambiance pesante tout comme la chaleur du soleil que subissent à plusieurs reprises les personnages du récit.

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On a deux regrets au niveau de la réalisation et de la mise en scène, un montage avec quelques défauts (un très bon et magnifique travelling coupé bien trop tôt, et des effets fondus bien trop clichés) et une photographie de nuit bien trop artificielle ce qui rend les scènes de nuit assez énervantes pour notre part. Levring et son directeur de la photographie ont fait le choix d’une lumière très vive et très contrastée dans la nuit ce qui donne un certain aspect “cheap” et faux de ces scènes.
Mais il faut avouer que le reste est absolument sublime et que les paysages d’Afrique du Sud rendent parfaitement bien à l’écran.

Pour ce qui est du scénario, là aussi, Levring fait dans le minimaliste. Très peu ou pas du tout de dialogue pour certains personnages (Eva Green, si tu nous entends ainsi que Eric Cantona et ses 5 répliques), ce qui peut amener une certaine lassitude par moment, mais qui reste là aussi, complètement justifié vis-à-vis de l’hommage. Les westerns n’ont jamais été connus pour des oeuvres avec des dialogues à rallonges.

Comme vous l’avez compris, nous sommes mitigés sur The Salvation. D’un côté, nous n’avons pas vraiment accroché au film, mais de l’autre, tout ce que nous n’avons pas vraiment aimé est justifié vis-à-vis de l’hommage aux westerns de Kristian Levig. Si vous êtes fan des bons vieux westerns, alors n’hésitez plus, allez courir dans votre cinéma mercredi pour voir le film !

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