From Dusk Till Dawn : Critique de la saison 1

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SYNOPSIS

« Seth et Richie Gecko sont recherchés par le FBI et les Texas Rangers, suite à un hold-up qui a mal tourné. En route pour le Mexique, les deux frères prennent la famille d’un pasteur en otage pour traverser la frontière. La situation dégénère lorsque le petit groupe fait une halte dans un club de strip-tease fréquenté par des vampires. »
(Source : Allociné)

LA SERIE

Créateur : Robert Rodriguez
d’après le film: Une nuit en enfer (From dusk till dawn)
Scénario  : Robert Rodriguez, Diego Gutierrez, Ian Sobel, Juan Carlos Cot, Marcel Rodrigue, Matt Morgan
Réalisation : Robert Rodriguez (Ep 1 2 4), Eduardo Sanchez (Ep 3), Joe Menendez (Ep 5), Nick Copus (Ep 9)…
Casting : D.J. Cotrona, Zane Holtz, Robert Patrick, Don Johnson, Jesse Garcia, Eiza González, Wilder Walderama, Madison Davenport, Brandon Soo Hoo…

Chaîne de diffusion : El rey
Nombre d’épisodes pour la saison 1 : 10

Début de la diffusion US : mars 2014

CRITIQUE

Une nuit en enfer avait-il vraiment besoin d’une adaptation en série télé ? Robert Rodriguez a décidé que oui et en profite pour créer sa propre chaîne de télévision : El rey. Et comme il n’aime pas faire les choses à moitié, c’est lui-même qui écrit le scénario et qui réalise certains des épisodes. On est jamais si bien servi que par soi-même !

Tout commence comme le film, ou presque. La scène d’ouverture nous montre une femme poursuivie par des indigènes très peu recommandables, pour finir avec un serpent dans la bouche. Oui, ça commence plutôt bien.  Et puis, c’est là que la série rejoint le film. La boutique miteuse : « Benny’s world of liquor », perdue au milieu de nulle part, le ranger Earl Mcgraw , l’apparition des frères Gecko, les deux otages, l’otage dans le coffre… On a donc compris que la série allait suivre les grandes lignes du long-métrage. Des passages, des répliques (« Everybody be cool. You, be cool. ») reprisent presque au mot près. Un remake sur 10 épisodes en gros.

Mais toute la série ne suit pas bêtement le film. Là où ce dernier part dans son délire totalement assumé et fun, la série, elle, devient plus sombre et plus sérieuse. La psychologie des personnages y est bien plus poussée. On en apprend donc plus sur chaque personnage. Ils ont tous leur histoire, leur passé. Aucun n’est vraiment mis de côté. Le personnage de Richard Gecko par exemple, parait alors bien plus « dérangé », plus fou et bien plus complexe que son double sur grand écran. Le mythe du vampire est aussi  plus dans le détail. Ce mythe et tout le folklore qu’il y a autour est « expliqué » par un personnage étrange qui prend les traits de Jake Busey, acteur atypique dont  son rôle réserve bien des surprises.

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Du côté des acteurs, comment passer derrière Georges Clooney et Quentin Tarantino ? D.J. Cotrona (non, il n’est pas derrière des platines et ne s’amuse pas avec des vinyles…) prend les traits de, non pas cinq ni six, mais bien Seth Gecko (les amateurs d’humour se régalent !) d’une manière plutôt convaincante même s’il manque un poil de charisme par rapport à Clooney. Mais il reproduit assez fidèlement les mimiques de l’acteur.

De l’autre côté, Zane Holtz jouant Richard Gecko, n’en manque pas lui, de charisme !  Il garde le côté un peu perdu, un peu dans son monde,  mais apporte beaucoup plus de présence à l’écran. Si il faut en retenir un dans la série, c’est bien lui. En espérant que ce rôle fasse décoller sa carrière, lui qui reste cantonné aux rôles très secondaires (« Le Monde de Charlie », « Mords moi sans hésitation »).

On peux retenir aussi Don Johnson pour qui les années qui passent lui vont bien. Et là, tout le monde l’attend : « Mais qui est donc Satanica Pandemonium ? » Eh bien elle apparaît sous les traits d’Eiza González, inconnue par chez nous. Bien qu’elle n’ait pas franchement le même charme que Salma Hayek (et ça n’engage que moi). Elle parait plus « banale », mais bon, la beauté est une chose subjective. En tout cas, elle fait bien le boulot et ne sert pas uniquement de pot de fleur.

La réalisation de Robert Rodriguez est elle aussi devenue sérieuse. Exit les contre-plongées, les effets de style, la caméra colle plus à l’ambiance qu’a voulu donner Rodriguez. Mais du coup, devient aussi plus classique. Même remarque pour les décors, plus « fades ».

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En bref, le rythme parait assez lent, mais nécessaire au développement de tous ces personnages. On y retrouvera pratiquement tous les personnages du film, de Sex Machine à Frost (immense Fred Williamson dans le film)… sans que tous soient développés bien sûr plus profondément, bien sûr. Sinon il aurait fallu plus de 10 épisodes.

Ceux qui s’attendent à retrouver le fun du film, vous pouvez passer votre chemin. Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur les personnages, la série est là pour vous. Elle est peut-être un peu longue à démarrer (comptez 3-4 épisodes), et certains points évitables (l’histoire de l’amie de Seth), mais dans l’ensemble, elle est agréable à suivre. En attendant une deuxième saison déjà prévue, on se demande bien ce que les scénaristes pourront inventer pour garder le spectateur devant son écran.

TRAILER

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TheRealGeekbusters

Passionné de Cinéma et de séries aussi parfois. Ce que j'écris n'engage que moi.

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