Transformers : L’Age de l’Extinction

transformers 4, l'age de l'extinction, transformers, affiche, 2014, poster

SYNOPSIS

« Les Transformers, Autobots ou Decepticons, ont disparu de la Terre, chassés par les humains, suite à la destruction de la ville de Chicago 4 ans plus tôt. Un groupe de scientifiques arrogants essaye de construire leurs propres Transformers et repoussent les limites de la technologie au-delà de ce qu’ils peuvent contrôler.
Pendant ce temps, Cade Yeager, qui élève seul sa fille Tessa dans une ferme de Texas, déniche un vieux camion qui se révèle non seulement être un Transformer mais le grand Optimus Prime en personne. Dès lors, Cade va s’attirer les foudres du gouvernement, plus particulièrement d’un groupe sans pitié dont le but est d’éliminer les Transformers, dirigé par Savoy. »
(Source : Wikipédia)

LE FILM

Réalisateur : Michael Bay
Scénario : Ehren Kruger
Sociétés de production : Paramount Pictures, Hasbro, China Movie Channel, Di Bonaventura Pictures et Jiaflix Enterprises
Casting : Mark Wahlberg, Nicola Peltz , Stanley Tucci, Li Bingbing , Kelsey Grammer

Sortie française : 16 Juillet 2014

CRITIQUE

Nous vous invitons à découvrir la critique de Paul Rachédi,
un guest-bloggeur que nous avons recruté pour cette occasion.
Son Twitter

Le 16 juillet prochain, avant l’arrivé de la suite du préquel du reboot (ou quelque chose comme ça) de La Planète des singes et du Marvel de l’été, le nouveau Michael Bay va prendre place dans les salles de cinéma. 1 an après l’insupportable Pain & Gain (que tout le monde semble néanmoins avoir aimé), Michael Bay revient avec sa licence favorite : les Transformers. Pour un peu de mieux, mais surtout du pire.

Lors de la campagne marketing du film, il faut le dire, Transformers : Age Of Extinction donnait rudement envie. Pas de montage ultra cut, un changement de casting, une promesse d’un film meilleur et surtout Optimus Prime chevauchant un dinosaure. Oui, ça avait de la gueule, et les premières critiques déclaraient que Michael Bay avait nettement amélioré son film par rapport aux précédents.
Qu’à cela ne tienne, je suis donc aller voir Transformers 4 avec le baume au cœur, prêt à apprécier un film de Michael Bay. Et disons-le tout de suite, Transformers 4 est une déception. Une déception, oui. J’attendais vraiment quelque chose du film, qu’il soit captivant, explosif et pas aussi débile que ses prédécesseurs. Et bien non, Michael Bay a refait la même chose, en changeant les acteurs. Les fans de la saga seront ravis de voir que Bay a poussé tous les curseurs à fond tout en gommant les choses les plus insupportables de la première trilogie.

Le film s’articule donc autour du personnage de Cage Yeager (paie ton clin d’œil pas du tout subtil), un inventeur au grand cœur, qui fait tout pour le bien-être de son adolescente Tessa (Nicola Peltz, risible), qui elle, aimerait bien faire autre chose que vivre avec son père qu’elle considère comme un loser. Nous avons aussi l’associé/side-kick rigolo (enfin sur le papier) de celui-ci. Et évidemment, le père interdit à sa fille de voir des garçons, à cause de ses erreurs de jeunesse à lui. Vous le sentez venir ? Ce n’est que le début. En même temps, le gouvernement des Etats-Unis traque tous les Transformers pour une soi-disant question de défense nationale à l’aide d’un Transformers ni Autobot ni Decepticon, Lockdown (mais rassurez-vous il est quand même méchant).

On sent donc la volonté de Michael Bay de faire un bon film, avec une trame, des questions familiales, une mécanique d’équipe, et c’est très honorable de sa part. Seulement on s’ennuie à mourir dans Transformers 4. On s’attend à tout, on sait ce qui va se passer au sein de la famille, les péripéties sont vues, vues et revues. On ne s’inquiète jamais pour les personnages et même les (très réussies) séquences pyrotechniques sont là pour cacher le manque flagrant d’action et combler 2h45 de clichés. Rajoutons le patriotisme mal placé qui ne va pas arranger l’image du pays à l’étranger et du jeu d’acteur ultra-hasardeux (seuls Stanley Tucci en inventeur et Mark Whalberg en père de famille surnagent).
Rajoutez que la protection de Chicago est plus importante que tout, mais bon, la Chine peut crever, que tous les Américains (surtout les Texans) ont cette fascination pour les armes qui les poussent à tout défoncer dès qu’ils en ont une, que les Chinois font des arts-martiaux à merveilles et que le peti-ami de Tessa est un pilote qui sauve la famille de toutes situations (quel beau gosse)… Voilà, vous avez Transformers 4.

Evidemment, tout n’est pas à jeter dans Transformers 4. Bon si vous y allez pour des explosions de partout, vous allez être déçus car vous allez vous taper deux heures d’intrigues assez molles. Mais les séquences d’actions pendant les deux premières heures sont très réussies, quoique certaines ellipses sont très bizarres (Lockdown et Optimus en voitures, puis dix secondes plus tard en train de se battre en robot, ça surprend), et la dernière partie fait tout exploser.
Michael Bay dirige très bien ses séquences, on ne peut pas lui enlever ça. Une séquence va d’ailleurs beaucoup vous faire transpirer si vous avez peur du vide (coucou moi-même) et une poursuite à la James Bonde (période Craig)/Fast and Furious 5 ravira les amateurs. Malheureusement Bay se sent obligé de filmer le cul de son actrice, des drapeaux américains à la pelle (le « Judgement Day » de Wahlberg avec un drapeau en fond fait presque rire). Mais aussi de faire des placements de produits à la pelle (le plan avec pleins d’explosions qui s’articule autour de l’enseigne « Victoria’s Secret est busé) et de faire une blague « méta » sur le cinéma et les suites, reboots (d’ailleurs est-ce que dans la vie, un vieux qui « perd la tête » connaîtrait cette expression) qui est certainement très drôle si vous n’avez jamais vu un film de Chris Miller et Phil Lord.
Bay filme aussi ses méchants de la manière la plus clichée qui soit, si bien qu’on a du mal à retenir des pouffements parfois, sauf quand il le faudrait malheureusement (faut dire que le side-kick est tellement mal écrit).

En soi, Transformers : Age of Extinction n’est pas un mauvais film ni le pire que vous verrez cette année, car il a la volonté de s’améliorer. Mais tous les défauts mentionnés plus hauts, sa manière pas du tout subtile de nous préparer à une suite (et cela dès les premières séquences d’actions) et le fait que cette année on a pu voir Pacific Rim (enfin 2013) et Godzilla font de Transformers 4 un ratage de plus dans les paysages des blockbusters brainless. Mais rassurez-vous, fan de bay, vous y trouverez votre compte.
(PS : Non, Transformers et Pacific Rim ce n’est pas la même chose.)

TRAILER

MARKETING

Si vous êtes intéressés par la stratégie de marketing de la Paramount concernant ce film et tout les partenariats, nous vous invitons à lire cet article

COMMUNICATION

Il y a peu de temps, nous avons décrypter la stratégie de communication de Transformers 4 en France, si ça vous intéresse, nous vous invitons à lire cet article

 

A propos de l'auteur Voir tous les articles Site de l'auteur

Cinécomca

L'équipe fondatrice du site, composée de Florent et Madeline. On écrit de temps en temps à deux mains, ou à quatre. On vous propose notre vision des choses !

Un commentaireLaissez un commentaire

Laisser un commentaire