Transcendance

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SYNOPSIS

« Un groupe de scientifiques tente de concevoir le premier ordinateur doté d’une conscience et capable de réfléchir de manière autonome. Ils doivent faire face aux attaques de terroristes anti-technologies qui voient dans ce projet une menace pour l’espèce humaine. Lorsque le scientifique à la tête du projet est assassiné, sa femme se sert de l’avancée de ses travaux pour « transcender » l’esprit de son mari dans le premier super ordinateur de l’histoire. »
(Source : Allociné)

LE FILM

Réalisateur : Wally Pfister
Scénario : Jack Paglen, avec des réécritures de Jordan Goldberg, Wally Pfister et Alex Paraskevas
Casting : Johnny Depp, Morgan Freeman, Rebecca Hall, Cillian Murphy, Paul Bettany
Sortie française : 25 Juin 2014

CRITIQUE

Malheureusement pour vous, pas de critique à quatre mains, pas d’analyse, etc. Pour faire simple, le film nous a énormément déçu, on va même aller jusqu’à : ce film nous a profondément ennuyé. On ne va même pas s’embêter à écrire beaucoup dessus par souci de gain de temps, on va juste vous expliquer simplement ce qui marche et ce qui ne marche pas.

Avant toute chose, ce qui est intéressant de noter, c’est que le film a fait un énorme flop aux Etats-Unis malgré une bonne distribution de la Warner. Pourtant, lors de son flop aux US, le film était déjà rentabilisé grâce aux ventes internationales. Evidemment, merci Johnny Depp qui est une valeur sûre à l’international et qui va permettre au film de rencontrer un certain succès en France. Mais là encore, comment nous a-t-on vendu le film ? Avec Johnny Depp. Merci SND (le distributeur français).

Ce qui marche :

– L’univers : C’est bien la seule chose du film qui est intéressante. Cette idée de transférer une conscience humaine dans un ordinateur peut paraître un peu folle, mais pourtant, on est en droit de réfléchir si cela peut vraiment être possible et ce que ça pourrait amener.
Malheureusement, même ici, ce sujet est très mal traité ce qui nous empêche de dire que ça marche complètement. On va dire que c’est le seul point positif qui arrive à relever le film : imaginer nous-même ce qu’ils auraient pu faire avec ça.

– La réalisation : On n’a pas grand chose à reprocher de ce côté-là pour être honnête. Chef opérateur de Christopher Nolan, Wally Pfister nous montre qu’il sait tenir un film avec quelques séquences plutôt sympas.

Ce qui ne marche pas (ça risque d’être plus long ici) :

– Le scénario : On part d’une idée de base très intéressante pour arriver à un résultat plus que fouillis. Ils n’arrivent pas à se décider entre histoire d’amour et histoire d’action un peu épique. Le scénario s’éparpille bien trop et on s’ennuie.
En effet, quand on finit un film tel que celui-ci, il faut nous montrer que les deux protagonistes s’aiment. Malheureusement, ici, le sujet est tellement mal traité que la fin n’a pas le même effet.

– Le traitement des personnages : Avec un aussi bon casting, on est en droit de s’attendre à une superbe interprétation et pourtant on n’arrive à aucun moment à s’attacher à quelqu’un. Johhny Depp est inexistant et vraiment peu présent en tant que tel, la protagoniste nous énerve très vite par son entêtement et sa bêtise concernant l’intelligence artificielle (alors que celle-ci en est spécialiste). Morgan Freeman n’est pas crédible du tout et ne fait que la figuration. Pire encore, il ne le laisse même pas faire un peu de narration, quel dommage ! Cillian Murphy, l’agent du FBI est lui aussi là pour de la figuration et toucher un chèque et Kate Mara est encore dans un de ses grands rôles : une rebelle qui à toujours les yeux grands ouverts et ça fait flipper.
Le seul qui est selon nous intéressant Paul Bettany qui au final, fait tenir tout le film sur ses épaules.

– La technologie : Au début, on trouve ça bien, marrant, y a des choses très intéressantes. Et puis, après, ça part un peu n’importe comment et on ne parle que de la création de matière qui peut tout recréer (donc un panneau solaire ou une main d’humain), qui se condense, est dans la pluie, etc. Des humains contrôlés par l’ordinateur central de Will Caster. Comme pour le scénario, on s’éparpille de trop et ça ne marche plus au bout d’un moment. A trop vouloir impressionner le spectateur, on le perd.

– Les incohérences scénaristiques : On ne va pas toutes vous les lister, mais le plus gros exemple reste celui de l’utilisation de la Cage de Faraday qui est utilisée pour bloquer les signaux. Là encore, ils l’utilisent vraiment quand ça les arrange, mais son utilisation est souvent incohérente par rapport à ce qu’il se passe.

Comme vous pouvez le voir, Transcendance est un film qui nous a énormément déçu et malheureusement, nous ne pouvons pas vous le conseiller d’aller voir. Et c’est bien dommage, le film aurait pu être bien meilleur si mieux traité.

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