The Strain : Critique du pilot

PCC_Strain_Version1

SYNOPSIS

Lorsqu’un Boeing 777 atterrit à l’aéroport new yorkais JFK sans qu’aucun signe de vie n’en émane, Eph Goodweather, un scientifique spécialisé dans les épidémies et les attaques biologiques, est dépêché sur les lieux. A l’intérieur de l’avion, il découvre que tous les passagers sont morts, probablement tués par un étrange virus ou… un monstre non identifié. L’homme fait alors équipe avec un ancien professeur, survivant de l’Holocauste, Abraham Setrakian. Ensemble, ils constituent un petit groupe qui devient rapidement le dernier espoir pour la survie de la race humaine. Des vampires transforment en effet petit à petit la civilisation en un gigantesque buffet. Le sang coule à flots et rien ne semble pouvoir les arrêter…
(source : Allociné)

La série – saison 1

Créateurs : Guillermo Del Toro, Carlton Cuse, Chuck Hogan
Réalisateur du pilot : Guillermo Del Toro
Casting : David Bradley, Anne Betancourt, Nikolai Witschl, Pedro Miguel Arce, Joe Vercillo,…
Genre : Drame
Format : 42 minutes

Date de diffusion sur FX : 13 juillet 2014

CRITIQUE

Nous l’attendions depuis quelques temps cette série pour être honnête. Et le plus gros problème quand on attend quelque chose, c’est de souvent être déçu. Alors du coup, est-ce que The Strain s’avère aussi bien qu’on le pensait au début ou alors, est-ce un échec complet ?

On ne va pas vous faire attendre plus longtemps : The Strain est une réussite selon nous. Premièrement, la série a l’avantage d’aborder certes un thème connu de tous (les vampires), mais d’une manière inédite et qui change : exit les amourettes entre vampires et humains, les vampires propres et classes sur eux. Ici, Guillermo Del Toro et son équipe ont créé un réel univers et des créatures d’épouvantes dignes du mythe.

C’est particulièrement quelque chose que nous avons apprécié dans ce pilot, ce sentiment organique. Ils se sont démêlés pour que tous les objets et créatures soient vivantes : peu ou presque pas d’effets-spéciaux donnent vraiment un effet qu’on ne voit plus. Les cœurs des vampires sont dégueulasses à souhait, les autopsies sont montrées et dégoûtent un peu, etc.

Pour continuer dans l’esprit des créatures, il est important de parler du Master, créature emblématique de la série selon nous. Nous avons adoré le fait qu’elle soit cachée, qu’on ne puisse pas y voir grand-chose. Evidemment, c’est dans un souci d’histoire (ne pas tout dévoiler tout de suite), mais aussi de peur. Qu’est-ce qui fait plus peur que quelque chose qu’on ne voit pas ?

Elle nous a d’ailleurs fait penser aux Détraqueurs que l’on trouvait dans Harry Potter. Par la forme, mais aussi par le fond dans le sens où The Master arrache la vie aux hommes, tout comme les Détraqueurs arrachent la joie.

La force de la série va sûrement résider dans le fait qu’on patauge entre le fantastique et la science. D’un côté, nous avons les hommes du CDC (Central Disease Control) et de l’autre, tous ces éléments fantastiques tels que les vampires ou le Master. Et c’est ce qui arrive à crédibiliser la série justement, que l’on soit sur la fine ligne entre science et irréel.

Mais nous devons avouer que nous restons très enthousiastes aussi pour l’intrigue elle-même. L’avantage d’être adaptée d’un livre permet à la série d’avoir des points de chute, de pouvoir se situer dans l’intrigue et d’avancer comme il se doit. Mais nous avons hâte d’en découvrir sur le passé de quelques-uns (Sam de LOTR, on parle de toi), et le futur de d’autres…

Pour ce qui est des personnages et des acteurs, c’est probablement le petit point faible de ce pilot. Même si les créateurs ont dit avoir eu le choix dans le casting (voir article ici), nous devons avouer que nous ne sommes pas complètement convaincus par les prestations de certains. C’est d’ailleurs dommage car de temps en temps, nous avons l’impression de nous retrouver devant une mauvaise série-B…

Mais, nous avons la chance d’avoir une série humaniste car même si la série se passe à New-York, nous avons droit à de l’espagnol et du français. J’aime particulièrement la dimension internationale qu’essaie de donner à ses productions Guillermo Del Toro en ne montrant pas simplement de l’anglais. C’est vraiment appréciable.

Pour ce qui est de l’horreur, nous pensions que nous allions avoir plus peur que ça, mais Guillermo Del Toro et son équipe arrivent quand même à nous faire sursauter quelques fois.
Peut-être que cela va devenir de plus en plus intense au fur et à mesure de la saison, et c’est quelque chose que nous espérons.

Comme vous l’avez compris, le pilot de The Strain a convaincu l’équipe et nous avons hâte de découvrir la suite !

A propos de l'auteur Voir tous les articles Site de l'auteur

Cinécomca

L'équipe fondatrice du site, composée de Florent et Madeline. On écrit de temps en temps à deux mains, ou à quatre. On vous propose notre vision des choses !

Laisser un commentaire