The Leftovers : Critique du pilot

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SYNOPSIS

« 2 % des êtres humains ont disparu de la surface de la terre sans la moindre explication, dans une sorte de ravissement. Les habitants de la petite ville de Mapleton vont être confrontés à cette question lorsque nombreux de leurs voisins, amis et amants s’évanouissent dans la nature le même jour d’automne.
Trois ans plus tard, la vie a repris son cours dans la bourgade dépeuplée, mais rien n’est plus comme avant. Personne n’a oublié ce qui s’est passé ni ceux qui ont disparu. »
(Source : Wikipédia)

LA SERIE

Créateurs :  Damon Lindelof et Tom Perrotta
Scénario : Damon Lindelof (pilote), Tom Perrota (pilote), Kath Lingenfelter, Jacqueline Hoyt, Elizabeth Peterson
Réalisation : Peter Berg (pilote), Keith Gordon, Lesli Linka Glatter, Mimi Leder
Casting : Justin Theroux, Amy Brenneman, Margaret Qualley, Christopher Eccleston, Liv Tyler, Max Carver, Charlie Carver

Diffusion FR : OCS TV US+24

CRITIQUE

Attendu par beaucoup de monde, The Leftovers est le retour de Damon Lindelof à la télévision. Principalement connu pour Lost, il est depuis devenu un scénariste cinéma de piètre qualité (là encore, ça ne reste que mon avis). Adapté du livre de Tom Perrota, on est donc à penser que la série va respecter le matériel d’origine et être de qualité. Est-ce le cas ou est-ce en réalité un pétard mouillé ?

Il est assez difficile de vous donner une réponse définitive après le visionnage de ce pilot. Il possède certaines qualités, mais aussi quelques défauts.

Premièrement, l’univers, le prémice de la série : Et si 2% de la population disparaissait ? Ce que j’adore dans cet événement, c’est simplement le fait que 2% ne représente qu’une mineure partie de la population : 150 millions sur 7 milliards. Quelle est la probabilité que cela tombe sur quelqu’un que l’on connaît. Et si ça vous arrivait ? Et si votre femme/mari/enfant disparaissait ? Comment réagiriez-vous ? Que feriez-vous ?

C’est à partir de ce postulat de base qu’intervient un flashforward de 3 ans pour se concentrer sur les conséquences des disparitions. Je ne vais pas vous résumer bêtement l’épisode, mais je dois dire que The Leftovers arrive très bien à gérer cela. Tous les événements que l’on nous raconte ont tous ce point en commun, que ce soit éloigné ou non. C’est d’ailleurs ce que j’ai apprécié à propos de la famille Garvey. Tout le long du pilot, on est en droit de penser que la femme de Kevin Garvey a disparu, on comprend ainsi le fait de vouloir s’en sortir, de passer à autre chose. Mais finalement, celle-ci a rejoint une sorte de secte, ce qui vient nous troubler encore plus.

Cette secte, ainsi que le Guru, sont les éléments qui se rapprochent le plus du fantastique dans la série (mis à part le plot de base). Peu de réponses nous ont été données dans ce pilot, et connaissant Lindelof, j’ai peur que celui-ci garde les mystères de cette série bien trop longtemps.
C’est d’ailleurs mon principal reproche à la série : va-t-elle tenir sur la longueur ? Même si elle est adaptée de livre (donc avec une fin), j’ai peur que l’on se lasse assez rapidement de la série. Malgré cela, je reste confiant dans son avenir.

Pourquoi être confiant ? Peter Berg. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Peter Berg est le créateur/scénariste/réalisateur impliqué dans une des plus belles séries du monde : Friday Night Lights. Son style est d’ailleurs très reconnaissable dans ce pilot. Berg exécute une réalisation d’immersion avec les personnages, les plans sont longs, se déplacent avec le protagoniste. Peter Berg fait un énorme travail sur l’émotion en la contenant pendant la plupart du pilot et la faisant exploser vers la fin. Processus qu’on voyait assez souvent dans son autre série et qui a fait ses preuves.

Cette explosion de sentiments et d’émotions se manifestent parfaitement aussi grâce à la musique. Composé par Max Richter, la musique est tout simplement magnifique. Il n’y a pas d’autres mots. On est conquis et bercé par ses balades. De plus, comme d’habitude, la musique non-composée des séries HBO est très bien choisie et un plaisir à entendre.
En parlant de la musique, un petit regret : pas de générique. C’est la marque de fabrique des séries HBO, un générique de qualité. Dommage, peut-être pour le deuxième épisode.

Pour finir (car je me rends compte que ce que je viens d’écrire est assez long), j’aimerai parler d’un événement récurrent dans le pilot : le cerf. Celui-ci revient assez souvent dans le pilot jusqu’à être tué par une horde de chiens sauvages. Toujours associé au personnage de Kevin Garvey, le cerf pourrait faire référence à beaucoup de choses si on analyse sa symbolique : le cerf peut représenter l’animal de la vie (à cause de l’arbre que forment ses ramures), de la puissance, de la virilité, de la longévité (on disait qu’il pouvait vivre jusqu’à 900 ans) et de la vélocité.
Dans le cas de la série, je pense qu’on est complètement dans ces symboliques. En effet, le cerf est un signe du passé, le rappel de ce qui existait. Et lorsqu’il meurt, on annonce ainsi la fin d’une ère et le début d’une nouvelle. Kevin Garney qui apparaît comme quelqu’un de puissant pendant tout le pilot s’effondre, il devient plus vulnérable. On annonce donc ainsi le début de quelque chose de nouveau, où beaucoup de choses vont changer et cela rejoint parfaitement les rêves fantastiques du Guru.

Comme vous l’avez compris, The Leftovers m’a plutôt convaincu dans l’ensemble, mais je reste sceptique face à quelques points.

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