Mister Babadook

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SYNOPSIS

« Depuis la mort brutale de son mari, Amelia lutte pour ramener à la raison son fils de 6 ans, Samuel, devenu complètement incontrôlable et qu’elle n’arrive pas à aimer. Quand un livre de contes intitulé Mister Babadook se retrouve mystérieusement dans leur maison, Samuel est convaincu que le ‘Babadook’ est la créature qui hante ses cauchemars. Ses visions prennent alors une tournure démesurée, il devient de plus en plus imprévisible et violent.

Amelia commence peu à peu à sentir une présence malveillante autour d’elle et réalise que les avertissements de Samuel ne sont peut-être pas que des hallucinations… »
(Source : Way To Blue)

LE FILM

Titre original : The Babadook
Réalisation : Jennifer Kent
Scénario : Jennifer Kent
Casting :Essie Davis, Noah Wiseman, Daniel Henshall, Hayley McElhinney
Sortie française : 30 juillet 2014

CRITIQUE

Florent :
Avant toute chose, je pense qu’il est important de dire que nous ne sommes pas particulièrement fan du genre de l’épouvante et de l’horreur, mais que la bande-annonce avait capté notre attention. Du coup, ce Mister Babadook, tu en as pensée quoi ?

Madeline :
Bizarrement j’ai beaucoup aimé ! Je déteste les films qui font peur, mais là, j’ai accroché (même si y a des moments où mon cœur accélérait). Peut-être que le fait qu’un livre et une histoire pour enfant se trouve au centre de l’intrigue ont aidé à ce que j’apprécie le film.

Ce qui est intéressant de suivre dans Mister Babadook, c’est l’évolution des personnages et surtout de la mère. La psychologie du personnage est super bien mise en scène, je trouve, non ?

Ce qu’on a pu lire à propos du film s’est avéré vrai, en effet. Jennifer Kent, pour ce premier long-métrage voulait parler d’une relation mère-fils assez instable. Elle ne voulait pas simplement faire un drame qui était un genre bien trop “facile” pour elle. Le genre de l’épouvante est du coup assez intéressant dans le sens où il en sort beaucoup de thématiques pour un film où l’objectif est de nous faire peur.
Mais avant de parler un peu de tout ça, parlons de l’élément central : la peur de Mister Babadook.

Justement, je dirais qu’il y a des points forts et des points faibles concernant Mister Babadook.
Tout d’abord, je souhaite mettre en avant sa présence dans le film. J’ai trouvé ça super qu’on ne le voit jamais vraiment ou sinon très peu. Ainsi il est à la fois réel et irréel.
Ensuite, ce qui m’a troublé concernant le personnage, c’est sa place dans l’histoire d’Amelia. L’idée du personnage est intéressante mais je trouve que le but de l’existence de Mister Babadook n’est pas aboutie, peut-être que ton avis est différent du mien ?

Malheureusement, je suis un petit peu du même avis. On essaie de ne pas vous spoiler le film, mais la résolution finale de l’intrigue est je dois dire un peu décevante et inexplicable. On va peut-être essayer d’en parler plus bas en spoiler pour les gens qui veulent lire.

Par contre, il faut bien avouer que les scènes entourant la présence de Mister Babadook sont tout simplement incroyables. Jennifer Kent construit une telle pression autour du personnage qu’on redoute chacune de ses apparitions. Et elle se joue complètement de nous en utilisant les codes de l’horreur et je dois dire que ça fait mouche à chaque fois : on a peur !

Complètement, ! Et il y a une évolution subtile avec le personnage, car rappelons-le, il s’agit initialement d’un personnage de livre. Mais celui-ci prend beaucoup d’ampleur au fur et à mesure.

Ensuite je pense qu’il est essentiel de parler d’un autre élément central du film : la relation mère-fils.
Le rôle de Samuel joué par Noah Wiseman est impressionnant pour un garçon de 6 ans, non ?
Un enfant colérique et étrange, mais aussi innocent et responsable. Au début, je le trouvais plutôt énervant à tout le temps crier et je me demandais un peu à quoi il allait servir avec un caractère pareil, mais finalement on finit par s’attacher à lui. C’est assez intéressant de voir que les rôles de celui-ci et de sa mère s’inversent d’une certaine façon au cours du film. Amelia, la mère, qui semble fragile et calme finit par ressembler beaucoup à son fils, non ?

Effectivement, Samuel me tapait un peu sur le crâne pendant le début du film. Et au fur et à mesure que l’intrigue avance, que les relations et les tensions se créent, son personnage s’adoucit, prend du caractère.
Mais cela est dû à ce qu’il veut faire : Protéger sa mère. Mais c’est assez marrant de noter la dualité de Samuel (malgré son jeune âge) entre enfance et adulte. D’un côté, il est l’élément innocent et naïf du film par son âge, et de l’autre côté, il lui arrive d’endosser le costume d’adulte en étant logique et déterminé.

Mais au final, Mister Babadook se concentre beaucoup plus sur la mère et sa crise de vie : comment survivre après un drame ? Quelle séquelle cela peut-il laisser ? Comment continuer à vivre ? Est-ce que pour toi, Mister Babadook est le reflet de ces questions ?

D’une certaine manière, oui. Babadook a à la fois un rôle de guide et d’incarnation de l’état psychologique de la mère.

[SPOILER] Je le vois en tant que guide, même s’il est mauvais, parce que finalement, c’est lui qui permet l’amélioration de la vie des deux personnages.
En dévoilant une seconde personnalité d’Amélia (colérique et dangereuse) qu’elle cache par une façade, il lui permet de lâcher toute cette émotion qu’elle contenait d’une certaine façon pour faire face ensuite à la réalité de sa relation avec son fils. Car si celui-ci est étrange et rejeté c’est probablement un peu à cause de sa mère, non ?

D’ailleurs plus haut je disais que l’objectif de son existence n’est pas aboutie, car dans le film, il est associé au père. Mais je me rends compte que en tant que guide, il a également un peu le rôle d’un père. Mais le rapprochement reste étrange vu que Mister Babadook est mauvais.[SPOILER]

C’est fortement possible. En tout cas, tu as bien résumé mon opinion.

Comme vous avez pu le comprendre, Mister Babadook amène une petite réflexion qui n’était pas prévue lors de son visionnage. Jennifer Kent réussi à faire un vrai tour de force pour son premier long-métrage en présentant un film d’horreur qui nous a fait vraiment peur, mais en construisant une intrigue et des personnages qui ont beaucoup de choses à nous dévoiler.

Mister Babadook sortira le 30 Juillet en France et si vous êtes amateur du genre ou que vous voulez vous faire peur, n’hésitez plus, ce film est pour vous !

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L'équipe fondatrice du site, composée de Florent et Madeline. On écrit de temps en temps à deux mains, ou à quatre. On vous propose notre vision des choses !

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