Le Rôle de Ma Vie (Wish I Was Here)

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SYNOPSIS

« Pour sauver son couple, renouer avec son frère et rassembler toute sa famille autour de son père qui vient de tomber malade, Aidan devra tour à tour changer de mode de vie, délaisser son rêve de comédien et partir à l’aventure de la vie d’adulte. Entre Los Angeles, le désert californien et ses propres rêves, saura-t-il trouver le véritable rôle de sa vie ? »
(Source : Allociné)

LE FILM

Réalisateur : Zach Braff
Scénario : Adam J. Braff et Zach Braff
Casting : Zach Braff, Josh Gad, Jim Parsons, Ashley Greene, Kate Hudson, Joey King

Sortie française : 13 Août 2014

CRITIQUE

Nous avons invité Paul R. pour venir nous parler du film.
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Le 13 août est synonyme de diversité cet été. Entre un film catastrophe avec une tornade qui ravage tout (ou quelque chose comme ça) et des bandits dans l’espace avec le logo le plus rentable du monde, on a le choix niveau divertissement. Mais un troisième choix vient s’offrir à nous, un choix moindre et qui risque de se faire bouffer par des catastrophes naturelles et le doubleur d’Emmet du film Lego niveau box-office. Un tout petit film, financé par le crowdfunding, et qui tente de prendre le contre-pied total du divertissement fun estival. J’ai nommé Wish I Was Here (Le Plus Beau Jour de ma Vie en français).

Petit explicatif pour les non-initiés, le crowdfunding (aka financement participatif) est une technique de production qui permet aux fans d’un artiste de lui verser de l’argent pour l’aider à financer un projet particulier. Dans le cas présent, Zach Braff y a recouru pour pouvoir faire le tournage où il voulait, comme il voulait et avec qui il voulait. Le budget ultra serré l’a donc obligé à tourner vite, avec les vêtements des acteurs (d’ailleurs Braff se fringue vraiment mal), mais sans les contraintes scénaristiques ou autres qu’auraient impliqués un tournage en partenariat avec un studio. Zach Braff a donc fait exactement le film qu’il voulait. Verdict ?

WISH I WAS HERE

Wish I Was Here est un film très très contradictoire. Le début du film, bien que très réussi en terme de technique est assez long et il s’agit de la partie la plus bancale du film. On ne voit pas bien où Braff veut en venir avec la religion, les histoires de familles et autres. Ajoutez à ça que son humour ne fait pas toujours mouche, on s’ennuie un peu. Et puis on entre dans le vif du sujet, en confrontant les personnages avec de vrais problèmes de la vie, et en abordant de vrais sujets. A l’instar d’un David Schwimmer qui excellait avec trust, on a l’impression que Zach Braff se débrouille bien mieux dans le drame que dans la comédie.

En confrontant des personnages paumés, paraissant clichés, mais traités avec assez de réalisme et sans cynisme dans des situations graves et bien trop réalistes, Zach Braff est comme un poisson dans l’eau, tant il nous attache aux personnages, nous fait monter les larmes, et nous arrache des grimaces face aux déboires de cette famille dysfonctionnelle. La réalisation de Braff, oscillant entre contemplation et ultra-réalisme, aux cadres toujours très jolis, nous accroche également, dès le début, et excelle dans les séquences oniriques.

WISH I WAS HERE

Mais la vraie valeur ajoutée de Wish I Was Here vient des performances d’acteurs. Mandy Patinkin, Zach Braff et Kate Hudson excellent avec brio, Ashley Greene et Jim Parsons sont très drôles, Josh Gad passe par tous les registres avec une intensité incroyable, mais la plus grande révélation vient de Joey King. Bien que Pierce Gagnon assure dans un registre opposé à celui de Looper, c’est King qui porte une grosse partie du film sur ses épaules. Passant par toutes les gammes d’émotions, faisant des choix osés, elle crève l’écran à toutes les scènes et son dialogue téléphonique avec Josh Gad brise violemment le cœur. Elle n’aura certainement pas d’Oscar mais ce ne serait franchement pas volé tant sa performance écrase toutes les autres.

Le gros problème de Wish I Was Here est en revanche sa durée, inverse à son ambition. 1h40, quand on tente une chronique familiale, qui interroge sur la vie, la religion, la maladie, c’est bien trop peu. Et quand on voit comme certaines séries (comiques en plus parfois) ont démontré une grande aisance en la matière, on se dit que Zach Braff a gâché une bonne partie de son œuvre en en faisant un film de moins de 2h.

Mais, au fond, Wish I Was Here n’est pas mauvais. Ce n’est pas un grand film non plus, et sans doute que certains blockbusters valent mieux que lui, mais sa puissance émotionnelle incroyable, son humour qui (je vous rassure) est quand même souvent drôle, on arrive à passer une bonne séance, en passant outre les petits défauts qui parsèment l’œuvre. Cœurs sensibles, préparez les mouchoirs.

PS : Ah oui, et ça spoile la fin de la saison 1 de Game of Thrones. Vous êtes prévenus.

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