La Planète des Singes : L’Affrontement (Dawn of the Planet of the Apes)

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SYNOPSIS

« Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César, est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s’est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre. »
(Source : Allociné)

LE FILM

Réalisateur : Matt Reeves
Scénario : Mark Bomback, Scott Z. Burns, Rick Jaffa, Amanda Silver
Décors : James Chinlund
Musique : Michael Giacchino
Casting : Judy Greer, Gary Oldman, Keri Russell, Jason Clarke et Andy Serkis

Sortie française : 30 Juillet 2014

CRITIQUE

Florent :
Pour commencer cette critique, je tiens à préciser que nous avons eu la chance de voir le film dans des circonstances un peu plus originales que dans un simple cinéma : dans un entrepôt aménagé. Nous essayerons d’en reparler sur le site plus tard. Cette fois-ci, on est là pour vous parler du film, et seulement du film. Alors, tu en as pensé quoi ?

Madeline :
Dans l’ensemble, j’ai vraiment bien aimé. C’était beau à regarder et super bien fait ! J’avais déjà beaucoup aimé le premier, mais je trouve qu’ils ne sont pas comparables. Le ressenti des deux films est complètement différent. Le premier, j’aimais beaucoup la dimension scientifique et l’évolution des personnages. Alors qu’ici, dans La Planète des singes : L’Affrontement, je l’ai surtout aimé pour la photographie. Et toi, quels retours ferais-tu dessus?

Un peu pareil que toi, au final. Franchement, y a pas grand chose à dire : le film est superbement fait, et cela grâce à la capture-perfomance qui s’améliore d’années en années, les scènes d’actions sont sublimes et très impressionnantes et on a droit à une histoire bien ficelée et pas trop chiante.
Et pourtant, malgré toutes ses qualités, La Planète Des Singes : L’Affrontement (Bon Dieu que le titre est long) ne possède pas de “waouh” facteur. Vous savez, le fait de se retrouver collé à son siège et être dans un état d’euphorie totale. Mais le film aborde des thématiques qui sont super intéressantes et s’ancre bien dans la saga.

Je pense qu’il est aussi essentiel de parler du personnage de César qui est au centre du film. Je trouve qu’ils lui ont donné beaucoup de prestance dans L’Affrontement et c’est grâce à cela qu’on ne s’ennuie pas devant. Il symbolise en quelque sorte une balance entre l’équilibre et le désordre, entre les singes et les hommes. Mais cette balance donne plus de confiance aux singes qu’aux hommes et ce qui fait démarrer le combat que met en scène ce film.

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César est aussi au centre du récit par la thématique de la relation père-fils. En effet, depuis le premier opus, les Singes se sont développés, ont formé une “famille” et César a maintenant un adolescent entre ses pattes (ou ses mains, je sais pas comment on dit).
Qu’as-tu pensé de la relation père-fils dans ce film, qui prend une bonne part du récit ?

Celle-ci est effectivement très présente, autant du coté des hommes que des singes. Mais la plus intéressante à analyser est celle de César et Yeux bleus (son fils).
On remarque au court du film que ce dernier a de nombreuses caractéristiques d’un adolescent humain : fier de son père, mais souhaitant se détacher de lui pour se donner de l’importance, ne plus être un enfant, etc. C’est à travers cette relation qu’on voit la ressemblance entre les hommes et les singes que César dénie. Et pourtant, elle est bien réelle.

Une autre thématique importante est la trahison et la haine. Koba, le bras droit de César représente tout cela. Ça ne m’a pas étonné suite au premier film, il avait déjà l’air méchant. Ce qui est intéressant, c’est l’évolution de cette haine qu’il a envers les hommes.

Et même l’évolution envers les singes, ses congénères. C’est ce que j’aime à propos des films de la saga, parler des problèmes des Hommes avec l’aide d’une autre espèce. Les Singes et la civilisation de César ne sont que le reflet de l’Homme parce que justement, c’est l’Homme qui a élevé César : ils possèdent ainsi les forces et les faiblesses de l’Humanité.
Koba est l’incarnation de quelqu’un qui pense faire le bien, mais qui se perd dans ses idées et se retrouve à disjoncter.

Parlons maintenant un peu de l’aspect du film. Je dois dire que j’ai particulièrement aimé sa mise en scène. Matt Reeves a fait le choix de ne pas tout faire numériquement (sauf les singes bien sûr) et on se retrouve face à de jolis décors et surtout des paysages magnifiques. Les forêts de ce film (filmé en Colombie Britannique) sont tout simplement ahurissantes et permettent au film d’avoir un certain caché, une certaine authenticité.

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C’est quelque chose que j’ai beaucoup apprécié aussi. On découvre avec L’Affrontement tout un univers.
La forêt et “la maison” des singes sont très impressionnantes. Il y a cet aspect sauvage et construit qui se rejoint, comme si on se trouvait dans un monde encore non habité où une vie commence tout simplement à évoluer.
Cela s’oppose et s’associe à la fois à la bêtise de l’Homme qui se trouve lui dans un milieu déjà construit, mais délabré. L’Homme se retrouve dans quelque chose de moins évolué (plus d’électricité), tandis que le singe prend sa place en construisant un nouveau monde. Est-ce que cela ne représente pas une sorte de cercle vicieux ?

Bien sûr, et ça rejoint complètement la thématique du tout premier film où les Singes sont évolués et les hommes des esclaves. Et c’est ça que je trouve toujours fou, la ténacité de l’Homme a ne jamais lâcher ce qu’il possède déjà. Annihilé par un virus, la plus grosse crainte des Survivants est de ne plus avoir d’électricité…
Ce virus leur offre l’occasion de repartir à zéro, de ne pas faire les mêmes erreurs. Et pourtant, on va s’apercevoir tout le long du film qu’il est impossible de nier sa nature humaine.

En parlant des humains, tiens. On en a pas vraiment parlé, mais c’est quand même ce qui nous a un peu gêné dans ce film, non ?
Les scènes des hommes étaient parfois un peu lentes et ralentissaient le rythme du film. C’est vraiment l’élément qui m’a déplu dans ce film. Bien que les acteurs soient bons.

Tout à fait. Le problème étant que nous voulons absolument voir les Singes en priorité, mais aussi quelques bonnes scènes d’action (le plan du tank restera en mémoire pour moi). De plus, à part la relation entre le personnage de César et Jason Clark, je trouve qu’on approfondit pas assez les relations entre Singes et Humains (entre le fils et Maurice par exemple).

D’ailleurs, pour finir cette chronique, tu as un singe préféré ?

Le bébé de César !
Mais en singe qui agit un peu plus dans le film, j’ai trouvé Yeux Bleus très intéressant car finalement, c’est un peu le singe qui évolue le plus face à l’Affrontement. Même si je me doute duquel, il y en a un que tu préfères, mon cher ?

Maaaaaaaaurice. Non, sérieux, notre Momo national incarne la classe complète du singe : relaxé, cultivé, babacool, mais toujours présent quand il faut. Un symbole de la coolitude.

C’est vrai qu’il est sympa ce gros Maurice, mais pas assez présent malheureusement.

Vous l’aurez compris en nous lisant, La Planète des Singes : L’Affrontement est un film avec de multiples qualités et quelques petits défauts (mais quel film n’en possède pas ?). Pour finir, on ne peut que vous conseiller et on vous garantie que vous passerez un très bon moment !

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