Silicon Valley – Retour sur la saison 1

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SYNOPSIS :

« Dans la Silicon Valley d’aujourd’hui, les personnes les plus qualifiées pour réussir ne sont pas forcément celles les plus qualifiées pour savoir comment le gérer… »
(Source : Allociné)

CRITIQUE :

Nouvelle série de Mike Judge (connu pour Beavis and Butt-head et Saturday Night Live), cette nouvelle série diffusée par HBO nous emmène dans un lieu familier et pourtant étrange : le monde des starts-ups, de Palo Alto, de la Silicon Valley.

Cet endroit est le lieu qui fait rêver les entrepreneurs, mais aussi n’importe quelle personne lambda. Symbole de la puissance américaine, mais aussi du rêve : celui d’être riche. Toutes les plus grandes entreprises y sont : Google, Apple, Yahoo, etc.

Mais ici, on ne va pas s’attaquer ni parodier directement aux grandes entreprises high-tech de la Silicon Valley. A la place, nous avons droit à Hooli. Une entreprise qui ressemble étrangement à Google : elle propose plein d’outils, possède une certaine philosophie, mais le cliché va plus loin en parodiant le manitou d’Apple : Steve Jobs. En effet, dans la série, on se retrouve face à un PDG lunatique, adepte de préceptes de sectes et qui sait ce qu’il veut.

Mais revenons à nos moutons. Ici, nous allons suivre les aventures d’une nouvelle start-up qui existent grâce à un choix que fait le PDG : accepter dix millions de dollars de Hooli ou donner 5% de sa société à un investisseur et la développer lui-même. Je vous laisse deviner ce qu’il a choisi.
Ce qui est génial, c’est que dans la moindre situation, on est rappelés à la guerre et à l’univers des start-ups. Même lorsque Richard (le personnage principal) va chez le médecin, celui-ci essaie de lui vendre le principe/idée d’une application révolutionnaire.

Autour de Richard, on a une belle bande (on ne s’attendait pas à moins) : un sataniste (Gylfole), un indien ayant des problèmes de confiance (Dinesh), un assistant stressant (Jared) et un associé qui est… différent (Erlich). Je ne pourrais pas vraiment le décrire à par dire qu’il est complètement fou et que c’est sûrement celui qui nous fait le plus marrer le long de la série.

Donc au fur et à mesure de la saison 1, nous suivons les péripéties de cette start-up : que ce soit dans l’élaboration de leur logo, la construction de leur structure cloud jusqu’à la grande conférence TechCrunch où ils sont en compétition et où ils doivent la gagner afin d’exister aux yeux de ce monde.
Tous les épisodes sont très bien traités et chose encore plus rare, on ne s’ennuie jamais. J’avais peur que la partie informatique prenne le pas sur le reste et qu’on se retrouve devant une bande d’ingénieurs parlant informatique. Mais ils arrivent toujours à se faire comprendre et même à nous faire rire : “You want to fuck my code” par exemple, où un des personnage était amoureux d’une fille à cause de la manière dont elle écrivait le langage JAVA.

Mais l’évènement qui restera gravé dans ma tête et qui sera représentatif de cette série, c’est bien évidemment le dernier épisode (et aussi l’avant-dernier). Déjà, pour l’avant dernier, on arrive sur les lieux de la compétition et toutes les starts-up présentent leur projet. Ce qui est génial est de les entendre dire la même chose uns à uns : “Nous voulons changer le monde, changer la manière dont les gens communiquent, etc” Et ce discours est vrai. Écoutez ceux d’Apple ou de Google, ils diront la même chose.

Mais le dénouement du dernier épisode est juste incroyable. Je ne pensais pas que la série pouvait partir aussi loin, être aussi hilarante juste avec une scène mémorable.
SPOILER Lorsque Richard cherche une idée pour se concurrencer, Erlich explique à l’équipe qu’il serait prêt à masturber tous les gars de la salle pour gagner. Et c’est alors que les ingénieurs commencent à calculer comment ce serait possible en 15 minutes à travers des algorithmes et théories (je vous passe les détails). Une pépite et la meilleure scène de la saison. SPOILER

Silicon Valley se dote aussi d’une forte présente de la culture contemporaine en parlant de Cloud Atlas (film que l’on adore, pas comme eux), des films en 3D et on a même droit à de jolid caméos (Eric Schmidt de Google dans le pilot par exemple). Ces petites références ne changent pas grand chose, mais font toujours plaisir.

Silicon Valley, c’est fini. Il faudra attendre l’année prochaine pour voir la suite. Mais en attendant, on vous conseille fortement de regarder cette petite perle. Elle a l’avantage d’être courte (8 épisodes de 30 minutes), aborde un thème qui change (le monde de la technologie) et est doté d’un humour et de personnages puissants.

La série :

Créée par : Mike Judge, John Altschuler et Dave Krinsky
Casting : Thomas Middleditch, T. J. Miller, Josh Brener, Martin Starr, Kumail Nanjiani, Christopher Evan Welch, Amanda Crew, Zach Woods
Diffusion : HBO
8 épisodes

Diffusion française sur OCS

Trailer :

            

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