KING KONG : La critique

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SYNOPSIS :

« Dans les années 1930 à New York lors de la Grande Dépression, le réalisateur Carl Denham (Jack Black) envisage de tourner sur la légendaire île du Crâne, située dans l’océan Indien, après être entré en possession d’une carte mentionnant son existence. »
(Source : Wikipédia)

CRITIQUE :

Lorsque King Kong sort en 2005, Peter Jackson est un réalisateur a qui les studios font confiance. En effet, après le succès au box-office, mais aussi critique de la trilogie du Seigneurs des Anneaux, il a carte blanche pour son nouveau film.
King Kong est donc un remake, ou un reboot, comme vous voulez, du film culte des années 30. Cette fois-ci, le film est à l’époque le plus chers jamais fait (budget de 200 millions de dollars), mais la grande question est : Est-ce que 10 ans après, il est toujours aussi bien ?

Eh oui, ce film aura 10 ans l’année prochaine et ce n’est pas pour autant qu’il a pris une ride. Vu le travail de Peter Jackson (et de WETA), peut-on vraiment s’étonner ? La trilogie du Seigneur des Anneaux est encore plus vieille et pourtant, celle-ci reste culte.

Le film, malgré sa longueur (3h20 en version longue) remplit parfaitement son rôle de divertissement et amène même quelque chose en plus.
La première partie du film se déroule à New-York et le voyage en bateau jusqu’à l’île Skull. On a énormément envie de voir la bête, mais je dois avouer que le background des personnages est très bien travaillé et l’ambiance de l’époque est très bien retranscrite : la modélisation de New-York est juste magnifique, l’ambiance de la crise de la 29 et les différences sociales sont bien mises en évidences.

Le voyage en bateau permet de mettre en évidence les enjeux et les relations entre personnages, mais n’apporte pas réellement quelque chose. Le film commence donc vraiment à partir du moment où l’équipe de tournage arrive sur l’île tant attendu :Skull Island.
L’esthétisme de celle-ci est juste incroyable : que ce soit au niveau de la faune/flore, mais aussi des construction humaine. On y découvre des natifs qui font bien flipper aux premiers abords, je dois avouer (les acteurs/figurants ne parlaient pas un mot d’anglais)

Tout comme Godzilla dernièrement, on se joue de nous pour nous montrer la bête, mais contrairement à celui-ci, nous allons la voir pendant tout le film et sous toutes les coutures. En effet, King Kong est interprété par Andy Serkis, célèbre pour son rôle de Gollum dans le Seigneur des Anneaux (et dernièrement, dans Tintin et La Planète des Singes). Et là où toute la différence se fait, c’est grâce à son interprétation.
Il arrive à la rendre vivante, humaine et le changement d’opinion que l’on peut avoir envers King Kong se fait grâce à son interprétation.

King Kong est une bête, un animal. Au fur et à mesure que l’intrigue sur l’île avance, plus on se rend compte que King Kong est plus que ça. C’est une bête qui éprouve, qui veut vivre, ressentir, éprouver des sentiments. C’est assez incroyable que l’on arrive à nous faire ressentir tout ça à travers des effets spéciaux.

Cette partie sur l’île est aussi l’occasion pour Peter Jackson de nous faire peur grâce à un amas de bestioles en tout genre qui sont, je dois dire, pas agréable du tout. (La scène du fossé reste l’une des plus désagréables). J’ai d’ailleurs retrouvé l’esprit de ses premiers films BrainDead et Bad Taste dans ces scènes-là et ça m’a fait énormément plaisir de retrouver ce petit côté gore dans le cinéma de Peter Jackson.
C’est aussi l’occasion au réalisateur de nous montrer ses talents pour les scènes spectaculaires, avec en particulier une bataille dinosaures/King Kong qui ne laissera personne indifférente !

La troisième et dernière partie est bien évidemment le climax : Les scènes à New-York avec la capture de King Kong. Que dire de plus à part que c’est simplement magique ! Toutes les relations, les tensions qui ont été construites pendant tout le film touchent à son bout : King Kong qui en veut à Jack Discroll, la relation entre Ann Darrow et King Kong, etc.
Et la scène de l’Empire State Building reste une des plus scènes du film ! Et emblématique de plus. J’ai d’ailleurs lu que la dernière scène de King Kong est un hommage au réalisateur de 1933 qui voulait la faire mais qui n’avait pas les moyens matériels. Peter Jackson a réalisé son souhait et c’est tout simplement magnifique !

Pour ce qui est de la performance des acteurs, je dois avouer que Jack Black m’a bluffé. Connu pour ses rôles dans des comédies, cette reconversion lui va comme un gant. En effet, c’est toujours assez compliqué pour un acteur de comédie de passer dans le drame sans continuer à faire rire les gens par ses mimiques, etc. Et Jack Black réussit parfaitement son rôle ! Il nous fait rire quand il veut nous faire rire et le reste du temps, est parfaitement dans l’action.
J’ai par contre eu beaucoup de mal avec Naomi Watts dans le rôle de Ann Darow, est-ce sûrement parce que c’est son rôle qui veut qu’elle joue une blonde cruche ? Je sais pas, mais elle n’arrive pas à apporter ce qu’il faut, selon moi.

King Kong est donc une reconversion réussie pour Peter Jackson suite à sa trilogie ! Il arrive à montrer que malgré un énorme budget et une pression de faire aussi bien que ces derniers films, Peter Jackson peut créer un film visuellement impressionnant, mais aussi finement écrit.
Alors faites comme moi, n’hésitez pas à vous le procurer et le (re)regarder !

LE FILM :

Réalisateur : Peter Jackson
Scénario : Peter Jackson, Fran Walsh Philippa Boyens d’après une histoire de Merian C. Cooper et Edgar Wallace
Effets spéciaux : WETA Workshop et WETA Digital
Production : Universal Pictures
Casting principal : Naomi Watts, Jack Black, Adrien Brody et Andy Serkis

TRAILER :

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