La Belle et la Bête

Synopsis :

“France, 1810. Un riche marchand se retrouve ruiné après la perte de son commerce suite au naufrage de ses navires. Il s’exile à la campagne avec ses six enfants, dont la plus jeune, Belle, douce et généreuse. Perdu dans une tempête de neige lors d’un éprouvant voyage, le marchand se réfugie dans un château fantastique. En voulant cueillir une rose pour Belle, il est condamné à mort par le maître des lieux, la Bête.
Se sentant responsable du sort qui s’abat sur sa famille, Belle décide de se sacrifier à la place de son père. Mais contre toute attente, la Bête mélancolique laisse vivre la jeune femme et lui permet de s’installer à son aise dans son château. Ils se retrouvent chaque soir, à l’heure du dîner, et apprennent à se découvrir. Belle repousse les avances de son hôte et tente de percer les mystères de son domaine féerique. Elle découvre l’histoire tragique d’un Prince arrogant et ombrageux, transformé en monstre pour un horrible crime1. Alors que le château est convoité par Perducas, mauvaise fréquentation de l’un de ses frères 2, Belle va ouvrir son cœur et tenter de sauver la Bête de sa malédiction…”
(Source : Wikipéia)

Critique :

Autant commencer par vous dire que c’est une réussite. Visuellement, le film est très impressionnant quand on sait le budget (35 millions d’euros). Pour faire une comparaison en terme de production, on considère qu’une production de moyenne échelle aux US à un budget d’environ 50 à 70 millions de dollars.

Ce film arrive à un résultat plus qu’impressionnant. Les effets spéciaux sont tout simplement magnifiques. Christophe Gans arrive à créer un vrai univers autour du film avec des décors et une esthétique très personnelle. Le niveau de détails est stupéfiant et permet de vraiment se plonger dans le film, dans l’univers du conte.

Quand on lit les interviews de Christophe Gans, on apprend qu’il a conçu son film autour de tableaux. Il s’est énormément inspiré de l’art pour construire ses scènes. En effet, on le comprend très vite, les plans généraux sont vraiment sublimes, on se retrouve dans un tableau vivant et féerique. Mais les décors jouent aussi énormément à rendre le film en tableau avec des salles énormes, des couloirs étroits, des jeux de lumières et de miroirs parfaitement maîtrisés.

Le travail et le résultat est là : C’est sublime !

Concernant le scénario, l’histoire est très bien construite. L’introduction, bien qu’un peu longue permet de vraiment entrer dans le récit. Les flash-backs de la Bête sont très bien amenés, ils ne sont pas trop présents et sont pourtant essentiels à l’histoire.

En revanche, le jeu d’acteur n’est pas nécessairement génial. Les dialogues semblent parfois un peu bateau et vieillot, mais ils doivent être utiles pour certains ne suivant pas toute la logique de l’histoire.

Avant tout, on regrette les seconds rôles, peut-être mal choisi, qui rendent le film cheap par certain moment, comme  beaucoup de film français. Mais il y a quand même dans La Belle et la Bête Vincent Cassel qui est impeccable dans son rôle de Bête mal-aimée, Léa Seydoux reste elle-même, c’est-à-dire que y a certains moments d’égarement en terme d’acting mais sa performance reste quand même satisfaisante.

Pour finir, je dirai qu’on retrouve un peu l’univers de Del Toro dans le film de Christophe Gans et qu’en voyant ça, on a vraiment hâte de voir l’adaptation de La Belle et la Bête par Guillermo Del Toro.

Enfin bon, tout ça pour dire que malgré un bémol au niveau du jeu d’acteur ce film nous a conquis.

Réalisateur : Christophe Gans
Scénario : Christophe Gans et Sandra Vo Anh
Directeur de la photographie : Christophe Beaucarne
Casting : Léa Seydoux, Vincent Cassel, André Dussollier

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